Samedi, 15 Mai 2021
Accueil quotidien mutations societe Camp de refugiés de Gado-Badzeré:Comment un prématuré a survécu

Camp de refugiés de Gado-Badzeré:Comment un prématuré a survécu

552
- Publicité -

Né à sept mois avec un poids de 1900g, il a été pris en charge grâce à méthode kangourou.

Par Josiane Afom

Hadjaratou, 23 ans et refugiée centrafricaine a depuis quelques années, du sourire au visage. Installée au camp des refugiés de Gado-Badzeré dans la région de l’Est-Cameroun, elle est depuis 23 mois,  maman d’un magnifique garçon, Abdoulganihou. Malgré son faible poids à la naissance et sa venue prématurément au monde, cet enfant est le seul survivant des trois grossesses qu’à déjà connu cette dame. En effet, relate-t-elle, des deux premières grossesses, sont nés des enfants prématurés qui n’ont pas survécus à cause de leur faible poids. « Quand je suis tombe enceinte pour la 3e fois, j’ai commencé à perdre les eaux alors que je n’avais que trois mois de grossesse. Du coup, je me suis mise à paniquer. Toutefois, je me suis directement rendue à l’Hôpital de district de Garoua Boulaï où j’ai fais un accouchement prématuré et mon bébé avait un poids de 1900g à la naissance. Sans tarder, les médecins m’ont recommandé la méthode kangourou que je n’ai pas hésiter à appliquer immédiatement. Aujourd’hui, je suis très heureuse de voir que grâce à cette méthode, mon enfant qui avait un petit poids a survécu et se porte très bien », relate Hadjaratou.

Après quelques semaines passées à l’Hôpital de district de Garoua-Boulaï, cette mère d’enfant a été renvoyée en communauté où elle faisait des visites ambulatoires. Elle était suivie par le superviseur sage femme de Africa Humanitarian Action, Monique Blanche Meka, par ailleurs partenaire au projet Kangourou Mother Care. Hadjaratou se réjouit donc aujourd’hui parce que grâce à la méthode kangourou qui n’a nécessité aucune dépense, son enfant est toujours vivant. De plus, depuis qu’elle a expérimenté avec succès cette méthode, elle a pris les devant de la sensibilisation des femmes enceintes qui sont au camp des réfugiés de Gado-Badzeré. « Toute femme enceinte que je vois autour de moi, je lui demande de ne pas paniquer au cas où elle accouche un enfant prématuré. Je lui recommande d’aller à l’Hôpital de district de Garoua-Boulaï au moindre malaise et ne pas s’opposer à la méthode Kangourou », indique-t-elle. « Hadjaratou est toujours motivée à sensibiliser et éducation les mamans sur les dangers d’un accouchement prématuré et les bienfaits de la méthode kangourou chaque fois que j’initie une campagne de sensibilisation au camp des réfugiés. Et, à chaque fois, elle parle toujours de son cas », témoigne Monique Blanche Meka.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité

Loading

- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP