Mercredi, 5 Août 2020
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Yaoundé:le masque a du mal à s’intégrer

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Malgré la répression lancée le 14 mai dernier par le préfet du Mfoundi, certains usagers continuent à ne pas arborer ce matériel de protection.

Par Liz Ossegue et Laure Bineli (stagiaires)

Aux environs de 9 heures, le 14 mai dernier, au quartier Ngousso à Yaoundé précisément au lieudit «pharmacie bleue», les forces de maintien de l’ordre interpellent les usagers qui ne portent pas de masque. « Il est demandé à tous les usagers d’arborer un masque de protection. Au cas contraire, ils seront  conduits au commissariat et devront payer une amende de 3000 Fcfa », sensibilise un agent de la police en faction. Plus loin, à moins de 100m, une autre équipe stoppe des conducteurs de taxi et des  motos-taxis sans masque, ou du moins, qui ont accepté de porter des passagers qui n’en portent pas.

Une répression qui arrange et rassure certains passagers à bord. « J’apprécie ces contrôles. Les camerounais pensent que le coronavirus est une histoire ancienne. En plus, en empruntant les taxis chaque matin, nous courons de grands risques», témoigne l’un d’eux.

Les habitants des quartiers Ekié et Ekounou n’échappent pas  aux contrôles. Contrairement aux jours antérieurs, le port du masque est plus appliqué malgré quelques réfractaires qui se déplacent sans aucune gêne. «Je ne porte pas le masque depuis et je n’ai rien ressenti comme symptômes. Et en plus ça m’étouffe. C’est vraiment Dieu qui nous protège», confie Rachelle, un piéton.

Ce mouvement dans les rues de la capitale politique du Cameroun fait suite à un communiqué signé du préfet du département du Mfoundi, Jean Claude Tsila, le 12 mai dernier. Celui-ci invite les populations au port systématique du masque et au respect de la distanciation sociale dans les lieux publics.

Malgré la forte mobilisation des forces de maintien de l’ordre dans les rues de Yaoundé, aucune sanction n’a été enregistrée. « Nous sommes encore à la phase de sensibilisation,  après cette étape, nous passerons sûrement à la répression », confie un officier de police.

Dans un message-fax, dans l’attente de nouvelles instructions, le ministre de la Décentralisation et du Développement local demande aux magistrats municipaux de surseoir l’instauration d’une amende pour défaut de port du masque.

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