Mercredi, 14 Novembre 2018
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Yaoundé:fort déploiement sécuritaire au centre-ville

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Le dispositif était semblable à celui observé dans des films policiers.

Par Jenner Onana (Stagiaire)

Entre 07h et 11h le lundi 22 octobre au lieu-dit « Poste centrale » à Yaoundé, des hommes en tenue sont postés à presque tous les coins. Sur l’espace vert du rondpoint, matraques et protections antichocs en mains, casques sur la tête, des policiers font des va-et-vient. Sous des arbustes non loin de l’immeuble de la Cameroon Telecommunications (Camtel), d’autres policiers, adossés sur une clôture en planche, surveillent les mouvements des passants. Ils n’hésitent pas à disperser tout attroupement. Sur l’axe qui donne directement sur le Boulevard du 20 mai, c’est un véritable arsenal de guerre qui est installé. Un char anti-émeute de la gendarmerie est immobilisé en pleine chaussée. Sur les trottoirs des deux côtés, Un véhicule 4×4 couleur verte appartenant à la gendarmerie nationale et une demi-dizaine de véhicules du même acabit appartenant à la police sont garés. Non loin de ce dispositif motorisé, rôdent des gendarmes et policiers armés. Derrière le bâtiment de la Poste centrale, en direction du quartier Mvan, un cordon d’hommes en tenue sont placés deux à deux, l’un face à l’autre.

10h30. Trois pick-up de la Brigade du Quartier général en file indienne, ont également été aperçus sur les lieux, bien que n’ayant pas stationné. Autour de l’Institut français du Cameroun (Ifc), des policiers sont postés aux différentes entrées. Un dispositif sécuritaire similaire est observé en face, sur l’Avenue Kennedy. Cette ambiance est inhabituelle à Yaoundé.
Du côté des commerçants, les activités tournent au ralenti. Seuls quelques-uns sont visibles à la Poste centrale. « Quand je suis arrivée le matin, les policiers n’ont intimé l’ordre de ne pas installer ma marchandise. Je suis restée là un bon moment et finalement, j’ai ouvert mon parasol », confie une dame, assise au pied d’un arbuste jouxtant la Trésorerie générale. Comme elle, d’autres commerçants, en très petit nombre, déballent timidement leurs marchandises. Habituellement nombreux sous des arbustes situés derrière l’immeuble Camtel, les vendeurs de médicaments traditionnels ne sont presque pas visibles. Actifs la ligne Yaoundé-Nsimalen, les chauffeurs clandestins se tournent les pouces.

D’aucuns, las d’attendre, prennent la route avec leur véhicule à moitié vide. A l’Avenue Kennedy, ce n’est pas l’ambiance de grand jour. Les comptoirs sont presque vides. « Nous cherchons un commerçant qui occupe ce comptoir. Pourquoi c’est vide ? », interroge un passant. « Il faut repasser demain ou mercredi. Certains commerçants ont eu peur de sortir ce jour ( lundi 22 octobre, Ndlr). Nous, nous sommes des grillés », ironise son interlocuteur. La journée d’hier 22 octobre dans la cité capitale, précisément au centre-ville de Yaoundé, était semblable à un jour férié.

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