Mercredi, 30 Septembre 2020
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Yaoundé:des familles peu enthousiastes

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Les fidèles musulmans de la capitale s’apprêtent à commémorer la fête du sacrifice du prophète Abraham à Dieu dans le respect des gestes barrières, contrairement aux pratiques habituelles.

Par Junior Ayissi et Rebara Habra (Stagiaire)

La présence et les bêlements des moutons dans la cour de la concession de la famille de Liman Abba augurent d’un proche avenir festif. A quelques jours des festivités, cette famille qui vit au quartier Briqueterie à Yaoundé se pare pour la fête du mouton annoncée pour le 31 juillet. « Inch’allah, nous allons fêter le sacrifice du prophète Ibrahim comme il se doit », parole de Liman Abba, croyant musulman et chef de famille.

Nonobstant la crise sanitaire qui frappe en ce moment et le contexte économique préoccupant, le père de huit enfants tient à respecter cette prescription biblique. «J’ai acheté le mouton depuis le mois de juin parce qu’à l’approche des fêtes, le prix est souvent très élevé  dans les marchés  et ce n’est pas évident», confie-t-il. Pour la circonstance, les enfants auront droit à de vêtements neufs.

Le respect des mesures barrières contre le COVID-19 ne seront pas en reste dans cette concession. Seules les personnes invitées pourront se joindre à la famille afin de respecter la distanciation physique. « Nous avons voulu que seuls, les membres les plus proches, soient invités pour éviter les attroupements. Mais ça n’empêche pas le partage. Nous allons faire le ‘’djacka’’ qui est la distribution de la viande du mouton aux familles voisines comme on avait l’habitude de le faire dans les années antérieures », ajoute son épouse.

L’ambiance des préparatifs est presque la même chez Mohamadou Souley. Seulement, pour lui, il n’y aura ni balade ni visite pour les enfants. « Les enfants resteront à la maison même pour la prière. Ils n’iront pas à la mosquée parce que les places seront limitées. J’ai interdit les sorties pour les prises de photos parce qu’avec les enfants il faut s’attendre à tout », signale Mohamadou Souley.

Du côté de la famille Abakoura au quartier Tsinga, l’on est encore indécis. Le coronavirus a tout bloqué. Ce sont les vêtements de la fête du ramadan qui seront renouvelés. « Les temps sont durs. Pour les habits, j’ai demandé aux enfants de laver les habits de la précédente fête et de les repasser. Mais je leur ai promis des beaux vêtements lorsque la situation sanitaire va s’arranger ». Pour le menu au programme, c’est le poulet qui sera servi à la famille. « J’ai prévu égorger le poulet pour l’instant parce que je ne suis pas encore rassuré par rapport à la viande du mouton », s’inquiète le fidèle musulman.

La fête du mouton, encore appelé Aid-el-Kebir ou Eid al-Adha, est la commémoration du sacrifice d’Abraham fait à Allah. Elle se célèbre soixante-dix jours après la fête du ramadan, à compter de la dernière journée du jeûne.

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