Dimanche, 19 Novembre 2017
Accueil quotidien mutations societe Yaoundé:des cartes nationales d’identité à l’abandon

Yaoundé:des cartes nationales d’identité à l’abandon

38
- Publicité -

Près de 4880 cartes nationales d’identité en souffrance dans le seul commissariat du 2eme arrondissement, à Mokolo.

Par Rosine Ntolo

Au poste d’identification du commissariat de sécurité publique du 2ème arrondissement à Mokolo, ce jeudi 07 septembre, c’est un silence de cimetière. Aucun usager dans les parages. S’il y en a même quelques-uns qui entrent et sortent, c’est pour l’établissement de la carte nationale d’identité (Cni). Personne ne vient pour retirer cette pièce.

Or, dans le bureau du chef de poste, des caisses contenants ce document sont abandonnées à même le sol derrière une immense paperasse. Questionné sur le sujet, l’officier de police répond, courroucé : « Encore ce problème de cartes natio-
nales d’identité ? La Crtv était déjà là, d’autres médias aussi. Je ne reçois plus ». Il balance ensuite de manière laconique, que les usagers ne retirent que rarement leurs
Cni.

De sources fiables, pas moins de 4880 cartes nationales d’identité sont en souffrance dans cette seule unité de police. « Les usagers viennent établir leurs Cni et pour
diverses raisons ils ne viennent pas les récupérer. Il y a des cartes qui datent de 2015 qui sont toujours ici », confie sous anonymat un policier.

Nkolndongo

Au commissariat de Nkolndongo, c’est le même scénario. Des milliers de Cni contenu dans des caisses, cinq au total, sont entreposées dans un coin du bureau de retrait.

Aucun chiffre n’est cependant donné, pour des informations aussi banales. « Les chiffres sont là, mais, nous ne pouvons pas vous les donner sans l’aval de notre hiérarchie. Allez à la Délégation générale à la Sûreté nationale chercher l’autorisation et nous allons vous répondre », recommande un officier.

La même attitude est affichée au siège de la police. « Madame, nous sommes dans un corps très compliqué, chacun à peur pour sa tête. Pour qu’une personne vous parle ici à la police, il faut qu’il ait reçu l’ordre de le faire. Nous sommes désolés de ne pas pouvoir vous aider», indique-t-on du côté de la cellule d’identification.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP