Mardi, 11 Août 2020
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Yaoundé : les vendeurs de Mvog Atangana Mballa utilisent des subterges pour fuir la Communauté urbaine

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Communauté urbaine

Depuis quelques mois, la police municipale de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), multiplient des descentes musclées sur l’axe allant du carrefour Mvog Atangana Mballa à Mvog-Mbi. Ils empêchent des bayam sellam de vendre sur la chaussée. C’est un parcours du combattant pour les vendeurs à la sauvette qui veulent écouler leurs marchandises. Le mardi 20 juin la patrouille de ces « Awara » n’est pas passée sur ces lieux. 

Par Pascal Dibamou et Christelle Douanla (Stg)

Carrefour Mvog Atangana Mballa ce mardi, il est 11h 20. Les baffles d’une quincaillerie laissent s’échapper une chanson religieuse peu connue. On est bien loin de l’ambiance de tous les jours et des embouteillages que l’on connait à ce lieu. Un calme étonnant pour cet endroit où on exerce des activités commerciales. Un air de liberté est perceptible puisque pas une ombre des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) n’est visible.  Derrière sa brouette, Charles crie timidement « 200 la mère » mais sa chasse aux clients s’avère infructueuse. Non loin de lui, quelques motos taxis sur lesquels s’étirent des hommes visiblement affaiblis par le soleil qui commence à chauffer les crânes. Leur manque d’enthousiasme en cette matinée du 20 Juin est visible comme le nez au milieu de la figure.

carrefour

Les activités au ralenti

Interrogés sur le rythme de l’activité, les vendeurs à la sauvette semblent amusés mais ce n’est qu’une impression. « Tu connais « awara » ? « awara » ne nous laisse pas vendre. « Ils  nous chassent,  disent récupérer nos comptoirs pour brûler », se plaint Charles. En effet, d’après nos informations,  il leur est  demandé de vendre à l’intérieur du marché Mvog-Mbi et non sur le trottoir. Pour certains il faut vendre les vivres frais pour avoir une place à l’intérieur du marché. Mais, cette déclaration n’est pas justifiée. Car, on retrouve aussi à l’intérieur du marché des vendeurs de friperie et d’autres marchandises.

Par ailleurs, les produits frais vendus sur le trottoir sont aussi objet de polémique et de discorde entre les commerçants et la Cuy. « On vend même quoi ? », s’apitoie maman Juliette. Celle-ci a notre passage est en train de satisfaire une cliente. Elle a été plusieurs fois victime de « awara » (terme identifiant les agents de la Communauté urbaine de Yaoundé, ndlr). Des  mésaventures que cette veuve aime raconte. Elle  confie : « Je vends pour nourrir mes enfqnts. A cause d’Awara je suis obligée d’exposer la marchandise en petite quantité. Cela me permet de fuir lorsque les gros de la Communauté urbaine approche.   Awara m’a déjà ma marchandise d’une valeur  250.000 F.cfa ».

 

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