Dimanche, 8 December 2019
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Yaoundé : les responsables de la Mida devant la barre du Tribunal de grand intense( Tgi)

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Les responsables de la Mida

Yaoundé, des séminaristes de la Mida assiègent les locaux du Tgi. C’était le jeudi 17 mai dernier  lors de l’audition des responsables de cette organisation fermée depuis le 19 avril dernier par le gouvernement.

Par Claude Olivier Banaken

L’audition de Patrick Pen et les autres responsables de la Mida (Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique) interpellés depuis plus de deux semaines à Yaoundé a drainé du beau monde hier 17 mai. Arrivés au Tribunal criminel spécial (Tcs) sous grande escorte des forces du maintien de l’ordre, les responsables de cette
organisation déclarée illégale et fermée depuis plus de deux semaines par le gouvernement, ont été accueillis par des applaudissements et des cris d’une centaine de séminaristes et souscripteurs de ce programme qui continue de défrayer la chronique.

Pour la plupart vêtus d’un polo noir sur lequel on peut lire « La chaîne de solidarité », les adhérents de la Mida se sont déployés en grand nombre afin de soutenir morale-
ment, physiquement et même spirituellement celui qu’ils appellent leur « Messie », l’homme qui a juré de « changer leur vie ». Parmi eux, des pasteurs d’églises pentecôtistes, les membres des familles, les souscripteurs et de nombreux curieux. A sa descente du véhicule de la police, Patrick Pen, dans son traditionnel costume, lève la main droite le point fermé vers la foule à qui il esquisse un léger
sourire au passage.

D’abord conduit au Tribunal de grande instance de Yaoundé (Tgi) centre-administratif, où les séminaristes ont établi leur « quartier général » depuis 8h du matin, Patrick
Pen et compagnie sont par la suite transférés au Tcs avant d’être ramené dans l’une des salles d’audience du Tgi. « Cette navette est due au fait que les autorités judiciaires
voudraient que l’audience se déroule à huis-clos. Loin des yeux des séminaristes afin d’éviter des manifestations», explique un avocat de la défense à un souscripteur. Qui lui répond : « la Mida ne prône pas la violence ».

Dans la salle d’audience, quelques souscripteurs ont pu s’infiltrer. Ceux de l’extérieur essayent tant bien que mal de collaborer avec les forces du maintien de l’ordre qui leur imposent le silence et une zone à ne pas franchir. Ici, toute prise d’image est
proscrite. Quelques personnes surprises en train de filmer ont vu leurs appareils ainsi que leurs pièces d’identités saisis. L’audition d’hier jeudi, 17 mai, a porté sur la déclaration sous serment que devaient prononcer les accusés (responsables de la Mida). Seulement, Patrick Pen et compagnie ont invoqué l’habeas corpus qui garantit leurs libertés individuelles.

En détention depuis une vingtaine de jours, personnes jusqu’ici n’a accès aux promoteurs de la Mida. « Nous devions les aider à rédiger les déclarations sous ser-
ment. Cependant, depuis qu’ils sont détenus, nous n’arrivons pas à échanger avec eux », déplore l’un des avocats de Patrick Pen. En attendant que ce blocage soit levé, l’affaire Mida a été reportée au 24 mai prochain.

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