Mardi, 1 December 2020
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Verushka: « Il était important que je participe à « The voice » France » 

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La chanteuse et finaliste à « The voice » Afrique francophone revient sur son parcours au télé-crochet français où elle a atteint la demi-finale en mars dernier.  

Par Junior Ayissi

Comment se sent-on après avoir participé à une compétition comme « The Voice » France ?

Premièrement, je me sens honorée d’avoir été choisi pour y participer. Je me sens très fière d’être arrivée à ce stade de la compétition. C’était inimaginable pour une africaine de souche, une première dans l’histoire de « The Voice », d’arriver à ce niveau de la compétition. Je suis très fière de moi. Je suis reconnaissante du soutien dont j’ai bénéficiée de la production de « The Voice » et de certains Camerounais qui, lorsqu’ils ont appris que je participais à ce concours, m’ont mené à bout.

Ayant déjà participé à « The voice » Afrique francophone où vous avez été finaliste en 2017, qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’aventure « The voice » France ?

C’est tout simplement parce que je voulais revenir sur la scène. C’était un bon tremplin pour moi de me faire repérer par les grosses maisons de production.

Etait-ce vraiment important pour vous de participer à la version française de ce télé-crochet ?

Pour moi c’était important de participer à la version française.

Comment êtes-vous arrivée dans cette aventure ?

J’ai été simplement contactée par la maison de  production de « The Voice » par Messenger. C’est comme ça que j’ai poursuivi le casting via Skype et autres, jusqu’à ce que je réussisse toutes les étapes pour enfin arriver aux auditions à l’aveugle.

Comment avez-vous vécu votre audition à l’aveugle ?

Avec plein de stress et de peur. Mais après, je m’étais laissée aller. Il y avait pleine d’émotion, de la joie parce que « The voice » France, je l’ai quand même convoité bien longtemps avant la naissance même de « The Voice » Afrique francophone. Et me retrouver sur ce plateau que je ne voyais qu’à la télévision, c’était un privilège et un honneur. Et surtout qu’il y a des coaches qui s’étaient retournés. J’étais très heureuse et en même temps triste parce que je n’avais pas ma famille nucléaire avec moi, surtout mon papa avec qui j’aurais voulu partager cette expérience. J’avais tellement des choses à lui raconter, je voulais qu’il vive cela. Non seulement ça, j’avais aussi un sentiment de peur parce que je me disais, est ce que les coaches vont se retourner.  J’ai été quand même  deuxième lauréate à « The voice » Afrique francophone. Echouer à la porte d’entrée, je pense que la presse ne m’aurait pas fait de cadeau. Une fois qu’ils s’étaient retournés, je m’étais dit : défi numéro 1 relevé. C’est la suite qu’il fallait engager et prouver que j’avais ma place.

Lors de votre audition à l’aveugle, votre voix a séduit 3 des 4 coaches (Pascal Obispo, Amel Bent et Marc Lavoine). Comment avez-vous fait votre choix?

Effectivement trois coaches s’étaient retournés. A savoir Pascal Obispo, Marc Lavoine, Amel Bent. Mon choix était simple. J’ai choisi Pascal Obispo parce qu’il a été le premier à se retourner. Il n’avait pas eu besoin d’attendre pendant des lustres pour reconnaître la voix qu’il cherchait. Il n’avait pas hésité pour appuyer sur le buzzeur. Et en plus, j’étais fan de ce grand monsieur en professionnel.

Durant ce séjour en Haute-Saône en France, c’était quoi le plus difficile pour vous ?

Durant ce séjour, le plus difficile pour moi c’était de ne pas pouvoir sortir, de rencontrer des gens, la famille me manquait. Je crois même que c’était ça le plus difficile avant, pendant ou après le coronavirus, ma famille me manquait déjà. Je n’avais personne à mes côtés. On a des choses à dire qu’on ne peut pas révéler aux membres d’une famille d’accueil. Ce n’est pas pareil comme dans sa propre famille. On  ne cause pas la même langue. Ce n’est que le français qui nous lie. Aussi, les autres difficultés étaient de ne pas sortir pour chanter, pour se balader et surtout, de rester enfermé dans une maison ou tu n’as pas ta famille, ce n’était pas gaie pour moi. Donc, c’était difficile. Tout en sachant que lorsqu’on reprendra l’émission, on enregistrera dans les conditions très rudes à cause du coronavirus.

Qui de vous ou de votre coach a fait le choix de « Total éclipse of the heart » de Bonnie Tyler dont l’interprétation vous a ouvert les portes de la demi-finale ?

« Total eclipse of the heart » c’est un choix personnel…

Qu’est-ce qui a justifié ou guidé le choix de cette chanson?

Tout simplement parce que je voulais prouver que je peux également m’attaquer à ce type de registre  inhabituel, tout en jouant sur le côté émotionnel et tendre que le public ignorait de moi. C’était facile. L’amour des miens me manquait. Loin de moi, je pensais fort à eux quand j’exécutais cette belle chanson.

Avec cette interprétation le public a découvert une Verushka plus dans l’émotion et la douceur. Loin de ce à quoi elle l’a habitué. Comment s’est effectuée cette métamorphose ?

Il n’a jamais été question de métamorphose qui s’est effectuée en moi. C’est quelque chose qui a toujours été en moi. Verushka, c’est deux personnalités. Je suis en même temps tendre et en même temps forte. Et il y a des chansons qui nécessitent de la force, du charisme, du caractère pour donner au public. Et cette chanson de « Total eclipse of the heart », nécessitait un autre côté de moi qui est le côté tendre, la douceur. Un chanteur est comme un acteur. Je m’approprie la chanson pour qu’elle devienne moi. Et justement, ça me réjouit parce que ça prouve que je peux être une bonne chanteuse pouvant interpréter des registres différents, avoir de la force pour donner de la douceur, retransmettre de l’émotion par la douceur quand il faut.

Vous avez à présent l’expérience de deux télé-crochets (The voice Afrique francophone et The voice France). Quelle est la différence que vous faites des deux?

Il y a forcément une différence. La première se trouve au niveau des continents. L’Afrique et l’Europe. La seconde se définit par l’audience plus élargie en France qu’en Afrique. L’autre différence est ce que cette plateforme offre aux talents. Il y a d’autres détails que je ne peux relayer ici qui font forcément la différence.

Qu’est-ce que cette autre aventure (The voice France) apporte à votre carrière, à votre parcours ?

Cette aventure m’a apportée tout d’abord plus de followers sur les réseaux sociaux. Mais aussi beaucoup de connaissances et quelques perceptions du showbiz world. Mon carnet d’adresses s’est agrandi avec les contacts de certaines personnalités du milieu et même dans le gratin politique. Et évidemment, une visibilité en terre française et dans beaucoup d’autres pays européens et même aux Etats-Unis d’Amérique.

« The voice » France c’est terminé maintenant. C’est quoi la suite pour Verushka ?

La suite après « The voice », c’est forcément les projets musicaux sur lesquels je travaille actuellement. Je n’en dis pas plus pour l’instant.

Y a-t-il un album en préparation ? Si oui pouvez-vous nous en dire plus sur le contenu?  

Je ne peux encore rien révéler pour l’instant. Tout ce que je peux dire, c’est que je débuterais les tournées très bientôt, pour mon plaisir et surtout pour le plaisir de ceux qui m’ont appréciée pendant la diffusion de l’émission.

Peut-on s’attendre à un travail ou une collaboration future avec Pascal Obispo ou même un autre des candidats de « The voice » France ?  

En fait, la collaboration avec mon coach Pascal  Obispo ou avec un autre talent de « The voice » ne dépend pas de moi, même si je le voulais. L’entente ou la négociation se fait toujours dans les maisons de production.

Quels sont vos rapports actuellement avec Singuila votre coach  à « The Voice » Afrique francophone ?

Je crois que mon ancien coach Singuila de « The voice »  Afrique francophone doit aller bien. Mais nous ne sommes plus en contact depuis longtemps.

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