Dimanche, 18 Août 2019
Accueil quotidien mutations business Vente de gadgets électroniques:Les agences de voyages comme terrain de chasse

Vente de gadgets électroniques:Les agences de voyages comme terrain de chasse

40
- Publicité -

A Yaoundé, certains jeunes proposent ces appareils dans les salles d’attente, les couloirs et même dans les bus aux voyageurs.

Par Kary Amadou (Stagiaire)

« Chargeur ! Chargeur ! », s’égosille Hervé sous un soleil ardent. Accroché à un bus d’une compagnie de transport interurbain situé en Mvan, en instance d’embarquement pour Douala, le vendeur présente sa marchandise aux passagers à bord. Cette attitude est  le quotidien de ce jeune qui est dans  les affaires depuis cinq ans. «  Je suis habitué. Je fais le tour des agences tous les jours pour trouver de la clientèle », raconte-t-il.

Parmi les appareils électroniques qu’il propose, l’on peut voir des chargeurs pour téléphones, des pochettes, des glaces de protection, des écouteurs, des power Bank, des casques, des lampes  solaires et des télécommandes. Il n’est pas le seul à mener cette activité. Beaucoup de jeunes se sont lancés dans cette aventure. Difficile de faire un pas à Yaoundé sans rencontrer ce type de vendeur. Leur champ de prédilection c’est les espaces à forte concentration humaine, en l’occurrence des agences de voyages. Beaucoup se disent satisfaits du gain que procure leur entrepreneuriat. « Du matin au soir, je peux vendre 4000 à 5000 Fcfa ; et c’est largement suffisant pour moi  », se réjouit Franck Koube. 

Les prix des produits diffèrent et dépendent de leur qualité. « Certains écouteurs coûtent 1000Fcfa, d’autres 500Fcfa ou 750Fcfa », poursuit-il. Pour les chargeurs et autres, les prix varient de 1000Fcfa à 6000Fcfa. La plupart de ces commerçants ambulants se ravitaillent au marché Mokolo. Et ils se font des bénéfices considérables. « Lorsque nous prenons dix paquets d’écouteurs par exemple, on nous laisse ça à 500Fcfa par pièce. Mais on revend à 750 Fcfa ou 1000 Fcfa la pièce », confie Alain Bolon.

Toutefois, certains clients s’émeuvent parfois à cause du coût qu’ils estiment élevé et  déplorent la non-fonctionnalité de certains de ces appareils. « J’ai acheté un chargeur la fois dernière à 2000Fcfa quand j’allais à Douala. Arrivé à la maison ça ne chargeait pas », se souvient Pierre Dawé, plaintif.

La vente de ces appareils n’est pas un long fleuve tranquille en cette période de vacances. Certains commerçants permanents se plaignent des vacanciers qui s’intéressent à ce commerce. « En ce moment, c’est  difficile pour nous de gagner comme  auparavant. Il y a des jours où je trouve seulement l’argent des beignets. Les choses iront mieux à la rentrée scolaire prochaine », espère Georges. De façon assez régulière, ces vendeurs doivent affronter les caprices et le sarcasme de certains clients. « Si un client n’a pas d’argent, il te casse la tête pour rien et parfois il t’injurie même », souligne un vendeur. En dehors des ambulants, certains commerçants ont pu s’installer de façon permanente aux entrées des agences. Eux également font de bonnes affaires.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP