Mercredi, 20 Mars 2019
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Upc:Une pétition contre l’ingérence d’Atanga Nji

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Le secrétaire général élu au dernier congrès du parti proteste contre son « limogeage » par le ministre de l’Administration territoriale, depuis huit mois.   

Par Cyril Marcel Essissima

L’Union des populations du Cameroun (Upc) a émis à l’attention du Premier ministre et de l’opinion publique nationale et internationale, une pétition contre l’acte du ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, « nommant » à la tête du parti un secrétaire général (Sg). En effet, par une correspondance à l’intention des gouverneurs de régions datée du 17 juillet dernier, le Minat désignait certains leaders comme « seuls habilités à représenter leurs formations politiques respectives » dont l’Upc, alors en proie « à la persistance de conflits internes ». Le Sg ainsi choisi par le ministre étant Robert Bapooh Lipot. Une mesure mal perçue par une autre fraction du « plus vieux parti du Cameroun », parce que d’une part contraire aux lois de 1990 « sur la liberté d’association et sur les partis politiques ». Pourtant, à la faveur de son congrès d’octobre 2017, l’Upc a procédé, conformément à ses statuts, à l’élection de Pierre Baleguel Nkot au poste de Sg du parti. Une élection actée par le même Minat le 29 janvier 2018. Face à ce qui est considéré à la fois comme une « ingérence » du gouvernement et comme « un complot ourdi à son encontre », le « parti du crabe » demande par cette pétition « l’annulation » de la mesure du Minat, « fortement entachée d’excès de pouvoir ».

Pour preuve, la correspondance querellée n’est pas motivée par des « troubles à l’ordre ou à la tranquillité et la sécurité de l’État ». Auquel cas, « le Minat l’aurait tout de suite relevé, et aurait par conséquent pris des sanctions adéquates à une telle situation ». Sept mois plus tard, la résurgence de cet imbroglio s’apparente à un retour à la case départ. Pour justifier ce réveil brusque, le parti dit avoir « préféré jouer à l’apaisement pour ne pas en rajouter aux tensions dans le pays », ceci « compte tenu du calendrier politique du pays, fortement dominé par l’élection présidentielle » d’octobre dernier. Jugeant « sans suite » les « procédures », notamment « au plan administratif », qu’elle a entamées pour la réparation du préjudice subi, l’Upc entend désormais « jouir de la plénitude de ses moyens politiques et légaux pour mener son action ». Par ailleurs, une mise en garde est formulée quant aux « conséquences inévitables qui pourraient découler de […] ce déni de justice ».

Car, préviennent Pierre Baleguel Nkot et les autres signataires de la pétition, « quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir ».

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