Samedi, 21 Juillet 2018
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Université de Yaoundé II : 17 thèses de doctorat rejetées pour plagiat

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Elles font partie des 20 déposées à la faculté des sciences économiques et de gestion de cette institution.

Par Guy Martial Tchinda

Le doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Yaoundé II Soa, Claude Bekolo, vient de rendre publics les résultats du contrôle anti-plagiat de 20 thèses de doctorat qui y ont été déposées. Il en ressort que 17 d’entre elles ont été rejetées. Il s’agit de celles comportant des taux de plagiat supérieur à 11%. Selon certaines sources, le recteur de cette institution universitaire aurait mis en place un logiciel de détection de plagiat, « système qui effectue une recherche de similitude entre un document soumis à l’analyse avec les documents accessibles sur internet et ceux présents dans la base de référence propre à l’université ». Entre 5 et 10 mn, le fichier numérique déposé est analysé ; puis un rapport statistique présentant la marge de plagiat est publié. Lorsque la thèse dépasse le seuil minimum de 15%, jugé acceptable par l’instance universitaire, l’étudiant doit refaire son travail.

Ce logiciel est utilisé depuis quelques temps par certaines institutions universitaires du Cameroun, notamment l’Université catholique d’Afrique centrale. Avant cette vague de plagiaires, c’est l’universitaire Pascal Charlemagne Messanga Nyamding, alors maître de conférences et chef de département ‘’intégration et coopération pour le développement’’ à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), qui avait été accusé en fin octobre 2015 d’avoir plagié un article scientifique de Paul N’gouah Beaud, son collègue. Il leur a été ensuite reproché à tous les deux d’avoir copié l’universitaire alle-mand Jörg Gerkrath.

Toutefois, c’est la première fois qu’autant de thèses de doctorat sont rejetées au même moment dans une université camerounaise. Une situation qui ne fait pas honneur au Cameroun et à l’enseignement. A ce sujet, le socio-politiste Claude Abe déclarait que cette recrudescence du «copier-coller» « résulte d’une crise de l’inventivité au niveau d’un certain nombre d’individus qui désirent apparaître sous une image qui n’est pas la leur, en voulant en réalité être l’auteur le plus prolixe, que ce soit dans le champ artistique, comme dans le champ de l’écriture, alors qu’au fond, vous ne l’êtes pas».

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