Mercredi, 12 December 2018
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Université de Douala:Duel au sommet entre grands profs

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De toutes les confrontations qui ont existé dans cette institution, la plus retentissante est celle ayant opposé Kontchou Kouomegni à Bekolo Ebe.
Par Blaise Djouokep
L’Université de Douala s’est une fois encore illustrée en matière d’affrontements verbaux entre responsables. Le vice-recteur chargé des enseignements, de la professionnalisation et du développement des Tic (Vrepdtic) de l’Université de Douala, René Joly Assako Assako, et le doyen de la faculté des lettres et sciences humaines (Falsh), Robert Kpwang, par lettres interposées, n’ont pas lésiné sur les mots acerbes. Désaccord en rapport avec des soutenances de mémoires de master professionnel en gestion des ressources humaines (Grh). Dans une correspondance datant du 14 mars dernier, le doyen accuse le vice-recteur d’«irresponsabilité, manipulation de la hiérarchie, vice de procédure, fabrication et la manipulation vicieuse…».

Deux jours plus tard, c’est au tour du vice-recteur de réagir. Il exige alors sous un délai d’une semaine, des excuses de la part de Robert Kpwang. Toutefois, cette affaire, bien que largement relayée sur les réseaux sociaux, n’a certainement pas eu autant d’échos que celle enregistrée le 11 juin 2008 au sein de l’institution universitaire.

Le conseil d’administration de l’institution s’achève alors en queue de poisson. Les membres dudit conseil n’ont pas pu débattre de la sanction à administrer à 11 enseignants de cette institution universitaire, alors souhaitée par le conseil de discipline. Selon le président du conseil d’administration (Pca) à l’époque, Augustin Kontchou Kouomegni, il est question de l’inscrire à l’ordre du jour des travaux annoncés, avant d’envisager une éventuelle sanction.

Ce qui rencontre une vive opposition des membres du conseil, parmi lesquels le recteur d’alors, Bruno Bekolo Ebe. Le désaccord qui, jadis couve entre les deux principaux responsables de cette université éclate, alors au grand jour, après l’échec de la première tentative de conciliation quelques mois plus tôt, le 19 février. Sur instruction du secrétaire général (Sg) des services du Premier ministre, le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo, va se pencher sur la question et trouver un compromis entre les deux mastodontes.

Deux ans plus tard, c’est l’affaire de « faux diplômes» de Guy Parfait Songuè qui occupe le devant de la scène au sein de cette institution universitaire. En août 2010, ce dernier, assistant au département de communication, est suspendu de tout enseignement par le doyen de la faculté des lettres et sciences humaines (Flsh), M. Same Mbongo, sur instruction du recteur, Bruno Bekolo Ebe. Il est reproché à l’enseignant (qui voulait changer de grade pour devenir chargé de cours) de n’avoir pas présenté ses diplômes de licence et master ayant précédé l’obtention de son Ph.D « en ligne » auprès d’une université hongroise. L’affaire va s’enliser pendant plusieurs mois et aboutira à la suspension de l’enseignant de cette institution universitaire.

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