Jeudi, 19 Avril 2018
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La transgression serait-elle le salut de notre économie ?

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La transgression serait-elle le salut de notre économie ?

Il est établi que les modèles classiques de développement des grandes économies et donc des économies subsahariennes (car n’étant que de bien pâles copies des grandes), ne permettent plus aujourd’hui d’assurer leurs missions de croissance inclusive, de plein emploi et donc d’assurer le bien-être des citoyens, l’économie étant au service de la population. En effet toutes les politiques publiques depuis l’ère moderne ont été dominées par deux « grandes écoles » que sont « l’école libérale » et son approche théorique basée sur la valeur, qui prône la non-intervention de l’état dans le jeu économique et « l’école interventionniste » au sein de laquelle on retrouve, et les « socialo-communistes » et les keynésiens , ces derniers prônant un investissement de l’état dans l’économie par les grands travaux qui auraient un effet multiplicateur et relanceraient la croissance économique, améliorant ainsi les indicateurs de performance. Mais l’on se rend compte que ces politiques inspirées de ces différentes écoles, n’ont véritablement jamais permis à nos pays, petits ou grands de réaliser « leurs objectifs sociaux », car mise à part la période (après-guerre) des « trente glorieuses » durant laquelle l’Europe a connu le plein emploi et le plein épanouissement de sa population aucun pays n’a jamais connu l’équilibre. Dans le même temps, les régions du monde qui connaissent un certain bien-être social aujourd’hui et hier sont des régions aux régimes économiques antinomiques, comparées à la pensée universelle. Faites un tour à Ryad, vous ne trouverez aucun mendiant dans la rue, tout individu réside dans une maison, avec eau et électricité gratuite pour tous, mais le pays est dirigé par une Famille depuis des décennies de manière culturellement autocratique, vous ne verrez jamais la politique économique expliquée à la télévision, mais les finances publiques sont dirigées par un membre de la famille, qui affecte les ressources selon les orientations de le Famille Royale. Tous les services sociaux y sont gratuits, nonobstant la notion forte de « caste » qui prévaut dans toute relation, seulement en Afrique les ressources ne sont pas inépuisables. Comparés aux canons de la gouvernance publique, ces pays sont complètement transgressifs. D’autre part, des pays comme l’INDE ont fait grimper leur PIB Agricole à près de 20% ainsi que leur indice de développement humain en quelques mois, grâce à des créateurs de bien-être comme Mohammed YOUNOUS ou le Banquier des pauvres, inventeur du micro-crédit et de l’économie solidaire et longtemps moqué puis craint par « le Grand Capital ». Aujourd’hui ce pays déclaré « très pauvre » au milieu des années 90 est le pays le plus attractif au monde en matière de formation au numérique et donc à la création de richesse, encore une transgression aux effets socialement bénéfiques.  Le malheur de nos pays, notamment subsahariens, c’est aussi le suivisme permanent, que ce soit sur le plan des références académico-professionnelles (un diplôme mieux qu’une réelle compétence), que sur la modélisation même de notre conception du travail. Il ne faut donc pas s’étonner de ce que de nombreuses fortunes se bâtissent essentiellement dans l’informel, occasionnant un important « trou d’air » dans les finances publiques. Ce qu’il faudrait peut -être c’est une « Uberisation » même de nos modes de pensées, un affranchissement total de l’état, des modes de développement classiques et importés, pour un développement « autocentré » basé sur nos cultures profondes à l’instar du Japon et des pays d’Asie du Sud-est et même de la Grande CHINE qui s’est repliée sur elle-même en encourageant les THINK TANK locaux, basé également sur le talent créatif des acteurs locaux, qu’il faut fortement encourager, générant ainsi une appropriation par tous des objectifs à atteindre, réduisant ainsi l’océan d’incompréhensions qui existe entre les agents de l’état et les acteurs économiques car, l’Etat ce n’est pas l’ENAM, l’ETAT c’est Toi et Moi !

 

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