Lundi, 22 Juillet 2019

Tout est fini

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« Jésus meurt. Jésus prend le vinaigre. Il dit ensuite : « Tout est fini. » Il baisse la tête et meurt. » Non, ça n’est qu’une impression, vous n’écoutez pas mon aumônier de la paroisse catholique de Minkan. Faites gaffe ! Il ne s’agit pas de « la paroisse » dont parle l’autre dans son vitriol appelé « Sodoma ». Vade retro Satana ! Arrière Satan ! Dieu soit loué.

Ici, il n’y a aucun risque d’abomination ni sacrilège ! il s’agit de l’église qui est située à trois cents mètres juste de là où l’on dit que le Crucifié apparut à un illuminé (de trop !), celle-là même qui venait de tomber sur de nobles fidèles. Triste comme une vieille église. Mais à chacun sa fin, vous savez… En tout cas, revenons à nos moutons. Ainsi périt le Fils de l’homme descendu plus que bas pour sauver une moisissure appelée Homme.

C’est ce qui se passe au village lorsque vous tirez le chien du trou, il finit par vous mordre ! Chienne de vie ! Quel paradoxe ! Quelle tristesse ! Mais, ne pensez pas que je vous parlerai du Christ et ses malheurs terrestres. Je sais que vous avez encore la tête à la semaine sainte. Du moins les chrétiens. Qui suis-je pour vous parler des choses saintes ? Je n’en ai ni les couilles ni les épaules ni les étoles !

Je vous ai eus, n’est-ce pas ? C’est ce que nous appelons fausse entrée dans le jargon des professionnels de la plume. Je vais vous parler de deux autres humains pour lesquels comme le Fils de Dieu, tout est aussi fini. Il s’agit d’Omar le Béchir. Pour votre meilleure comprenette, « le » et « el » c’est même pipe même tabac, vert jus, jus vert. Vous savez, l’Espagne fut elle aussi colonisée un jour par les arabes et cela fait partie des stigmates ou vestiges (au cas où vous aimez les euphémismes) de la colonisation arabe…

Il y a donc Omar Béchir du Soudan et il y a… Bout(e)flika d’Algérie. Ils ne sont plus rien. Je dis, rien au grand rien! Le peuple a donné, le peuple a repris. Dit-on, les sentences du peuple souverain sont comme les sentences prononcées par les juges du Tribunal de Nuremberg, c’est sans appel ! Pour le Bouteflika, un brillant caricaturiste, mon préféré, Ezzat el Dine (lui aussi, un « el » devant le nom!) a fait une excellente caric de l’homme. Et sous le dessin il écrivit : « Bouteflika, un bout d’homme jusqu’au bout. » Rires.

C’est vrai, le nain algérois est très loin de ce que Nixon disait du Général de Gaulle : « un géant parmi les hommes ». Encore qu’il n’était plus debout depuis des lustres ! Le géant qui marche avec les béquilles ?
Redevenons sérieux. Ils sont partis, certes. Mais, pas de la même façon que le Sauveur. Au moins, ils gardent toujours les pieds sur terre ! Au propre ! Boutef est toujours à l’air libre. Sauf miracle, le Béchir est promis à la vivisection par ses compagnons de guerre d’hier.

Quels veinards ! Pourtant, notre Sauveur, le Christ, n’eut la même chance, il finit accroché sur deux bois entre ciel et terre par ses propres frères ! Quels cruels ! Mouammar Kadhafi non plus n’eut la même veine en 2011. Sa tête lui fut retranchée et en brandie comme trophée de guerre par ses tourmenteurs. A qui le tour ? « Au Cameroun », disent les Américains. O secours ! Deux seuls mots : « Popol, dégagez !» Avant que l’Otan ne sonne comme il sonna pour Kadhafi ? Mais, qui verra vivra…
Le mutant

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