Lundi, 18 Juin 2018
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Suspension du bureau de l’Eec La Cour d’appel confirme

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bureau de l'Eec

La défense crie à l’injustice lors d’un procès qui a été perturbé par la présence des membres du bureau de l’Eee et plus de 200 pasteurs vêtus en robe noire.
Par Blaise Djouokep
L’ambiance était surchauffée à la Cour d’appel du Littoral vendredi dernier. Dans l’enceinte de cette institution judiciaire, plus de 200 pasteurs sont habillés en robe noire. Deux camps bien distincts sont visibles. Ils se font face. Une centaine de chaque côté. Ils sont venus assister au délibéré dans l’affaire qui divise l’Eglise évangélique du Cameroun (Eec) depuis le mois de mai dernier. La police est également présente pour empêcher que des pasteurs n’entrent en salle d’audience en robe. Les négociations avec le commissaire de police présent, vont durer une trentaine de minutes. Sans suite.

Les pasteurs dont la robe se confond avec celle des avocats vont camper sur leur position jusqu’à l’arrivée du procureur général (Pg) près ladite cour, vers 9h45.
Un bref compte rendu de la situation lui sera fait par les autorités policières présentes. Puis, sous un air menaçant, le Pg s’adressera aux pasteurs. « On ne vous empêche pas d’assister à l’audience, mais, vous devez d’abord vous débarrasser de votre tenue de travail. Ce n’est pas cette tenue qu’on juge ici. J’ai du respect pour votre institution et ayez également du respect pour les institutions de la République. Si vous ne voulez pas assister au procès en tenue civile, alors, mettez-vous dehors », intimera le Pg. Me Martin Kamako ira par la suite discuter avec les pasteurs qui vont enfin consentir à se débarrasser de leur robe et se ruer vers la salle d’audience.

L’affaire est appelée vers 14h. Et la Cour va confirmer la décision rendue par le Tpi, le 21 juillet dernier, laquelle décision suspend provisoirement les activités du bureau élu à Ngaoundéré, en attendant la décision qui sera rendue par le Tribunal de grande instance (Tgi) qui statue sur l’annulation du scrutin. « Ce n’est pas la décision en elle-même qui fait problème, mais, c’est la manière dont elle est rendue. Vous avez constaté que dans un cas analogue, 20 dossiers ont été appelés par le même juge et renvoyés au 10 novembre pour production par les parties de l’original de l’acte d’appel. Dans notre dossier, c’était le même cas. Je m’attendais à ce que le dossier soit également renvoyé soit au 27 octobre, soit au 10 novembre comme ce fut pour les autres cas. Mais, nous avons été surpris de constater que, bien que le dossier ne soit pas en état, le juge ait vidé sa saisine », analyse un avocat du bureau suspendu.

Pour son secrétaire général, le pasteur Philippe Nguété, c’est la mort programmée de l’Eec. « Il faut que les gens envisagent la gravité d’une telle décision. Savoir si on veut rendre justice ou si on veut tuer l’Eec pour des raisons que nous ignorons ». Les avocats de la faction suspendue ne se prononcent pas encore sur la conduite à tenir pour la suite de l’affaire. Le conflit qui divise l’Eec oppose le pasteur Hendjé Toya, président dont l’élection est contestée à son confrère pasteur Priso, candidat perdant. Ce dernier conteste le scrutin tenu à Ngaoundéré en avril dernier.

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