Vendredi, 20 Septembre 2019
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Sup’ptic Business Academy:Au cœur d’un incubateur d’entreprises numériques

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Inaugurée en septembre 2018, cette structure de l’Ecole nationale supérieure des postes, des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication permet la mise sur pied des startups.

Par Arnaud Kuipo

Le co-working (salle de travail commune) accueille quatre personnes en cette mi-journée du 15 avril dernier à notre arrivée. Au moins deux d’entre elles sont devant leur laptop. Des clics de souris se font entendre. De façon générale, le calme règne dans cette salle climatisée. Nous sommes au Sup’ptic Business Academy (SBA), à Yaoundé. C’est le Centre d’incubation des entreprises numériques de l’Ecole nationale supérieure des postes, des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (Sup’ptic). Le 12 avril dernier, seuls deux personnes sont installées dans ladite salle l’arrivée du reporter. Il s’agit de deux jeunes dont Hugues Armel Mama N, un incubé. Chacun est de son côté. Différents appareils (desktops, etc.) sont positionnés dans la pièce. Cette dernière, tout comme toute la structure, est située au premier étage du bâtiment.

Ici, les incubés sont admis sur la base d’un concours selon le coordonnateur adjoint, Simplice Fotsing. D’après ce dernier, l’on a trois phases : la pré-incubation, l’incubation proprement dite et la post-incubation. A la première, « on étudie la faisabilité, la viabilité, la rentabilité du projet. Si le projet est faisable et rentable, on le fait passer à la deuxième phase ». Il est également question au cours des deux premières phases du « coaching, monitoring, accompagnement, conseils et même prototypage ». Quant aux  modules de formation, ils portent « sur le modèle économique, le pitch talk, l’entreprenariat, les charges sociales, la fiscalité, la projection de la propriété intellectuelle, l’innovation, l’innovation entrepreneuriale, le business plan et même les techniques de vente ». La deuxième « phase s’achève par l’élaboration d’un business plan et la création de l’entreprise proprement dite », relève Simplice F. Pour ce qui est de la post-incubation, cet administrateur des postes et télécommunications précise qu’« elle consiste au suivi des entreprises nouvellement créées sur le terrain pour ceux qui ont des bureaux ; ou la mise en pépinière à travers la mise à la disposition des jeunes entreprises des bureaux afin de réduire les charges d’installation et de fonctionnement ». Il ajoute que dans le deuxième cas, les jeunes entreprises vont s’acquitter des charges fonctionnelles.

En vue de la deuxième phase (pour cette première vague), une évaluation des 21 projets (sur les 28 au départ) sur trois thèmes a été effectuée. Elle portait, d’après Simplice F., sur un pitch talk, un modèle économique et un Minimum Viable Product (MVP). A l’issue de cette évaluation, l’on apprend que plusieurs passeront à la prochaine étape tandis que d’autres pas. Pour ceux-ci, le coordonnateur adjoint précise que « soit le projet n’était pas viable, soit ce n’était rentable ». Les porteurs de ces derniers vont « repenser à une nouvelle idée ». Il souligne en outre que la durée de l’incubation s’étend de six mois à trois ans. Pour Simplice F., le type de projets et leur niveau de développement conditionnent cette durée.

Messages

Par ailleurs, dans le registre des difficultés, notre interlocuteur relève, entre autres, l’abandon des projets et l’insuffisance des équipements au SBA. Toutefois, les incubés peuvent s’inspirer de plusieurs messages affichés dans leur structure. Ils pourront ainsi garder le cap sur la réussite. Plusieurs sont affichés au co-working. L’un d’eux montre que malgré des échecs, l’on peut réussir. Dans un cadre, l’on a un œuf jusqu’à son étape finale : la poule. « On a transcendé cette idée à l’entreprise. C’est-à-dire qu’on prend des idées, on leur donne des formations nécessaires, on les encadre, on les accompagne, elles se développent au fur et à mesure jusqu’à devenir des grandes entreprises », explique le coordonnateur adjoint.

De plus, dans le couloir, deux images sont disposées face à face. L’une d’elles est une grande photo du jeune Arthur Zang. Suivant notre source, il a été question de présenter cette « référence » aux incubés. Avec le travail, selon lui, ils peuvent également « devenir comme lui ».

Expériences

A ce jour, les projets actuellement encadrés au SBA intègrent la robotique, la e-médecine, le e-learning, etc. Celui de Hugues Armel Mama N. porte sur le e-learning. Il renseigne qu’elle met en relation des apprenants et des experts. Les premiers peuvent être des professionnels qui souhaitent développer une compétence ou se recycler. Sur la plateforme Retymee, les apprenants pourront choisir la compétence souhaitée. D’après cet ingénieur des travaux, il leur sera attribué « un expert qui va les accompagner. En plus de ça, ils ont accès à des supports ». L’on apprend que dans un premier temps, la plateforme va se focaliser sur les télécommunications et l’informatique.

Jean Claude Guyot quant à lui est le porteur de l’application Egaz. Celle-ci ambitionne, d’après cet incubé, de « faciliter l’accès au gaz domestique ». Egaz va intégrer « la géolocalisation des points de vente agréés de gaz domestique proches de la zone géographique où l’utilisateur se trouve, la réservation du gaz domestique, l’achat ».

C’est en septembre 2018 que le SBA est inauguré. Son administration est constituée d’un chef de centre, d’un coordonnateur, etc. La structure est divisée en plusieurs pièces.

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