Mercredi, 14 Novembre 2018
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Sud-Ouest:proclamation des résultats sur fond de « villes mortes »

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Les rues de Buea, capitale régionale de la région du Sud-Ouest sont marquées par le phénomène de « villes mortes » lundi 22 octobre.

Par Blaise Djouokep

La proclamation solennelle des résultats de la présidentielle du 07 octobre dernier, n’y a rien changé. Puisque la plupart des rues sont restées désertes. Boutiques et espaces marchands étaient fermés. Dans les marchés, commerçants et clients ont manqué à l’appel. Les structures administratives n’ont également pas ouvert. Taxis et mototaxis n’ont pas été aperçus dans les artères de cette ville qui vit, comme beaucoup d’autres dans cette région, des opérations « villes mortes » imposées par les sécessionnistes. Seuls quelques véhicules personnels y ont circulé.

Buea a ainsi tout l’air d’une ville fantôme. Une ville où « les gens ont peur de sortir, pis encore un jour comme celui-ci consacré à la proclamation des résultats de la présidentielle. Un jour comme celui-ci, il faut davantage redoubler de vigilance et de prudence. C’est également pourquoi les populations sont apeurées », explique Ayuk, un habitant de cette ville. « A partir de demain (mardi, 23 octobre), les populations vivront encore plus dans la panique, parce qu’avec ces résultats qui donnent le président Paul Biya vainqueur, les « Ambazoniens » pourraient multiplier les attaques pour manifester leur mécontentement », craint Albert, domicilié à Buea.

Ce d’autant plus que, ajoute-t-il, Buea fait l’objet d’attaques répétées ces derniers temps. D’après des habitants, la situation est la même dans les villes et un peu moins à Limbe. Lundi est une journée déclarée « ville morte » par les « Ambazoniens » depuis plus de deux ans. En respect à ce mot d’ordre, les habitants de la région du Sud-Ouest ont préféré ne pas humer l’air d’une cité où règne la peur.

« Je suis à la maison. Je ne suis pas sorti de chez moi. Il n’y a personne dehors », argue un habitant de Limbe joint au téléphone, au moment où le président du Conseil constitutionnel et deux de ses conseillers rendaient publics les résultats attendus sur les antennes de la télévision nationale, la Cameroon Radio Television (CRTV). Une région dans laquelle seulement 5% de la population a participé à ce scrutin du fait de la crise anglophone qui a favorisé le déplacement de nombreux potentiels électeurs vers des zones moins agitées.

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