Vendredi, 25 Mai 2018
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Société de gestion de Droit d’auteur: Sam Mbende annonce qu’il ne sera pas candidat à la présidence du Conseil d’administration de la Cmc

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Cmc

Le président sortant de la Cmc s’exprime suite à la signature de l’acte de fusion entre son entité et la Socam.

Par Aïcha Nsangou

Lundi dernier, vous avez signé un accord de fusion avec la Socam. Ce n’est pas encore la fin du processus, mais peut-on dire que la phase cruciale est passée ?

Il faut préciser qu’il s’agit du suivi des mesures prises par le gouvernement pour l’assainissement du secteur de la gestion collective du droit d’auteur au Cameroun. C’est une étape de ce processus engagé par le Premier ministre sur instructions du président de la République. Lundi dernier donc, nous avons signé ce qu’on appelle dans notre jargon, un « projet de traité de fusion » qui dessine la manière dont nous voulons mutualiser nos forces pour faire une et une seule entité. L’entité absorbante ici, c’est la Cameroon music corporation (Cmc) et l’entité absorbée c’est la Société civile camerounaise de l’art musical (Socam). Donc pour le moment le nom que nous utiliserons c’est Cmc.

.uler des propositions dans le sens de l’assainissement du secteur de l’art musical. Que devient cette initiative ? 

Je ne sais pas si cette plateforme existe encore. Je ne veux pas entrer dans les explications de l’administration. Pour moi le Premier ministre  a tranché. Si cette plateforme existait encore elle n’avait qu’à être présente lundi dernier. Nous avons une lettre où le Minac, suivant les instructions de sa hiérarchie, donne la démarche à suivre. A ce moment, le débat est clos.

Peut-on être rassuré de ce que désormais les artistes parleront d’une seule voix ?

On veut faire croire aux gens qu’il s’agit d’une réconciliation entre la Cmc et la Socam. Et pourtant le problème se pose autrement. Il s’agit d’une prescription du président de la République et on ne négocie pas ces prescriptions, on les applique. Le ministère des Arts et de la culture (Minac) fait partie du conflit. C’est de ça qu’il s’agit mais il n’y avait aucun problème entre les deux entités. Ce qu’il faut dire c’est qu’on instrumentalise l’ignorance dans notre métier. On veut faire croire à l’opinion que ce sont les artistes qui ne s’entendent pas.

Au fait ; est-ce que c’est la Socam qui a retiré abusivement l’agrément de la Cmc ? Est ce que c’est la Cmc qui a convoqué abusivement en lieu et place de la Socam l’assemblée générale qui démet Odile Ngaska alors qu’elle avait encore un mandat et qui a accepté Ndedi Eyango avant de lui retirer toute compétence ? C’est bien le Minac. C’est là-bas qu’il faut aller chercher les solutions. Est-ce qu’ils sont prêts à jouer franc jeu maintenant et à accepter que ces décisions ont été prises en violation de la loi. Il faudrait également dire que le Minac actuel n’a rien à voir avec ce problème qu’il a trouvé et qu’il n’est en rien impliqué. Il faut que ce soit clair. Mais malheureusement les mêmes acteurs qui ont induit son prédécesseur en erreur sont encore en poste.

A vous entendre parler, on a l’impression que les enjeux sont ailleurs et que ce n’est pas le bien des artistes qui préoccupe ?

Les enjeux sont ailleurs pour certaines personnes. Depuis des années, j’attire l’attention de l’opinion publique sur le fait que le véritable problème c’est l’instrumentalisation des artistes musiciens. Pourquoi on ne manipule pas les gens des autres corporations ? Parce qu’on est convaincu que chez les artistes il y a plus de cons. On fait croire qu’il y a plus d’argent dans la musique. Non. Aujourd’hui il y a plus d’argent dans l’audiovisuel que dans la musique mais là-bas, vous avez des gens structurés qui ne sont pas manipulables.

Après la fusion, la prochaine étape…

Le chronogramme prévoit une assemblée générale le 28 juillet prochain. C’est une proposition. Nous avons déposé les documents à la Commission de contrôle des organismes de gestion, nous avons envoyé copie au Minac. Des observations seront certainement faites. Le Minac va par la suite recevoir les organes sociaux des deux entités, on va échanger et la date de l’assemblée générale sera rendue officielle.

Sam Mbende, candidat ?

Non. Je ne me suis pas battu pour être candidat. D’ailleurs ce serait une insulte pour ma propre intelligence. Je trône à la tête de 35 sociétés de gestion collective à la confédération internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (Cisac) donc je ne peux pas être à ce niveau et revenir ici mais je suis prêt à apporter mon expertise pour le recouvrement du droit des auteurs sur le terrain ; expliquer aux usagers pourquoi il faut payer. Je suis prêt avec mon petit carnet d’adresses à obtenir la formation des artistes musiciens en Europe notamment les membres des conseils d’administration comme la Cmc a d’ailleurs eu à faire.

 

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