Samedi, 15 December 2018
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Repentis de Boko Haram:le centre de rééducation toujours attendu

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Sa construction annoncée depuis 2016 tarde à prendre forme.
Par Jacques Kaldaoussa
Deux ans après des annonces tonitruantes sur la création urgente à Mémé, à une cinquantaine de kilomètres de Maroua, du centre de rééducation des membres de Boko Haram qui se sont rendus, le flou persiste sur ce projet. Pour preuve lors des questions orales au sénat, le 23 novembre dernier, la préoccupation d’un sénateur du « parti du flambeau ardent» du Mayo-Sava [région de l’Extrême-Nord] à savoir où en est-on avec la construction du centre de rééducation des repentis de Boko Haram n’a pas reçu la réponse escomptée.
Une imprécision qui fait planer le doute sur la «volonté» du gouvernement de réaliser effectivement ce projet. Lors d’une descente en décembre 2017 sur le site de 13 hectares retenu à Mémé, le gouverneur Midjiyawa Bakari indiquait que : «l’enveloppe allouée à la construction de ce centre était de 02 milliards Fcfa et que les fonds avaient déjà été débloqués ». « Ce sera un centre de recasement, de réhabilitation, de resocialisation avant leur retour en famille. Ils ne courent aucun danger », avait-il rassuré. Et d’ajouter: «On fait des aménagements aux ex-combattants dans des prisons. On ne va pas se venger d’eux, l’Etat leur a pardonné et a tourné la page ».
Depuis lors, rien n’a bougé de ce projet. Approchées, les autorités administratives en charge de la réalisation de ces infrastructures (des dortoirs, des salles de classe, des aires de jeux, des espaces d’écoute et autres commodités) avouent ne plus rien savoir du dossier et de son niveau d’évolution. «On attend que Yaoundé donne le ton. On n’a jusqu’ici débloqué aucun radis en dehors de celui lié aux études», confie sous cape une source. A Mémé, c’est un terrain toujours nu qu’on observe sur le site retenu.
A la base du secteur No1 de la force multinationale mixte à Mora, une centaine d’anciens membres de Boko Haram, rentrée au Cameroun par les villages Tolkomari, Sanda Wadjiri, Gancé, Kolofata, Kerawa et Mozogo y est hébergée pour l’instant. D’autres ont volontairement rejoint leurs familles. Ceux qui restent s’occupent de petites tâches de ménage et l’armée leur assure le logement, la nutrition et la prise en charge sanitaire en attendant leur recasement. Un deuxième site de recasement de ces repentis de Boko Haram se trouve à Zamay, non loin du camp de refugiés de Minawao, dans l’arrondissement de Mokolo. Tous attendent la promesse du gouvernement.

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