Samedi, 21 Avril 2018
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Rentrée universitaire: de jeunes bacheliers égarés

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À quelques semaines des préinscriptions, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore fait le choix d’une filière

Par Josiane Afom

Jeune bachelière, Edwige K., 21 ans, vient d’obtenir son baccalauréat D avec la mention assez bien. Seulement, elle ne sait toujours pas si elle va poursuivre ses études dans un institut privé de l’enseignement supérieur (Ipes) ou à l’université, encore moins la filière dans laquelle elle compte poursuivre ses études supérieures.
Comme cette dernière, plusieurs jeunes bacheliers ne savent toujours pas ce qu’ils feront à l’université dès la prochaine rentrée académique.

Pourtant, l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc) a publié les résultats du
baccalauréat de l’enseignement général et technique courant juillet dernier. Des résultats, selon un inspecteur de pédagogie, sont rendus disponibles deux mois avant la rentrée académique afin de laisser le temps aux jeunes bacheliers de mieux réfléchir sur l’orientation de leur cursus universitaire.

Toujours est-il qu’ils sont nombreux ceux-là qui ne sont toujours pas fixés sur le devenir de leurs études académiques. Elise Kameni, bien que sa famille lui ait demandé de poursuivre ses études en sciences économiques à l’Université de Yaoundé II à Soa, reste confuse sur son prochain parcours. Car, en y allant, elle se séparera de ses camarades du lycée. « Mes parents veulent m’envoyer à Soa. Pourtant, tous mes camarades vont à Ngoa-Ekelle », lance-t-elle.

Joseph K., titulaire d’un General Certifcate of Education (Gce) Advanced level, trouve qu’il a encore suffisamment de temps pour faire un choix. Pis encore, il compte poursuivre ses études dans une « université anglophone » et reste convaincu que cela
existe à Yaoundé. C’est au cours d’un échange avec ses camarades qu’il apprend que c’est à Buea ou à Bamenda qu’il peut poursuivre ses études dans une telle université. Toujours est-il qu’il reste confus. « Je ne peux pas accepter de m’éloigner de mes parents pour aller rester seul dans une zone où la sécurité n’est pas de mise », tranche-t-il.

Expérience

De fait, il revient aux conseillers d’orientations de guider les élèves en fonction
de leurs acquis et aptitudes dans des filières universitaires. Un rôle que certains parents n’hésitent pas à s’en approprier. Fred Mbassi, parent d’élèves, affirme d’ailleurs qu’il est mieux placé pour orienter ses enfants. « Avec l’expérience que j’ai de la vie d’aujourd’hui, je connais les secteurs prometteurs de notre pays. Mes enfants étant encore très jeunes et ne pouvant pas avoir cette même vision de la vie que moi. Par conséquent, je les oriente dans un secteur que je juge porteur », explique Fred

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