Dimanche, 21 Octobre 2018
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régions septentrionales:Les premières pluies font déjà des dégâts

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Des arbres et des maisons se sont écroulés sous l’effet de vents violents qui balaient presque tout sur leur passage.
Par Jacques Kaldaoussa
Les premières pluies ont débuté dans les régions septentrionales du Cameroun. Une bénédiction en somme, qui vient clôturer six bons mois de canicule. Mais, comme lors des dernières années, ces pluies s’accompagnent d’orages violents et dévastateurs. Pour les deux premières pluies, on a enregistré de nombreux dégâts. Dans la seule ville de Maroua, on a dénombré plus d’une vingtaine d’arbres qui sont tombés sur des maisons et des édifices sous la force des vents. Des salles de classe et des bureaux ont vu leurs toitures arrachées, tandis que de nombreuses maisons construites en matériaux provisoires se sont également écroulées. On peut citer le Cetic de Gazawa, le Ces de Ngassa et le Centre régional de la recherche et de l’innovation parmi les structures qui ont vu leurs toitures s’envoler à la suite de la grande tornade du 1er juin dernier.

On signale plusieurs autres dégâts, mais il n’y a pas eu de perte en vies humaines. « Un gros arbre est tombé sur la toiture d’un hôtel et a aussi endommagé les maisons de quatre voisins. L’arbre en question a bloqué la circulation et a même causé des accidents parce qu’il n’y avait pas de lumière depuis près d’une semaine déjà », nous a confié Aboubakar, habitant au camp Sic de Maroua. Il convient de noter que la région entière a passé pratiquement une semaine sans lumière, les vents ayant arraché des centaines de poteaux électriques. « Un transformateur est tombé et s’est endommagé à côté de ma maison depuis le 26 mai dernier. On l’a remplacé, mais il a pété et la réparation tarde. On ne sait pour quand le retour », se plaint Elisabeth Djankangay du quartier Palar.

« On avait des problèmes de lumière avant même le retour des pluies. Et c’est venu se compliquer avec les pluies qui ont fait tomber les poteaux. Les agents d’Eneo n’ont même pas notre temps, parce qu’ils disent qu’ils doivent d’abord rétablir la lumière dans les points névralgiques de la ville. Il n’y a que les quartiers Domayo, Pont vert et Douggoy qui sont éclairés maintenant. On est donc obligé d’aller écraser le maïs, charger le téléphone ou chercher de l’eau dans ces quartiers », se lamente un habitant de Palar-Zaika. La coupure de l’électricité s’accompagne automatiquement de celle de l’eau qui est devenue une denrée rare.

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