Vendredi, 20 Juillet 2018
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Rapatriement des migrants Comment s’effectue l’enrôlement 

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Les ressortissants camerounais sont récupérés dans des sites de transit de l’Oim et à la frontière de certains pays. 
Par Paulette Ndong
Les encadreurs psycho-sociaux des migrants camerounais tiennent un même langage : « Les jeunes qui sont partis ont vécu des horreurs ». Cet enfer est l’une des raisons qui les amènent à solliciter un rapatriement volontaire. A en croire un responsable de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), ils sont récupérés dans les sites de transit. « Quand ils arrivent, nous procédons à l’identification, puis à l’enregistrement par pays », explique-t-il. Il ajoute que les 40 migrants qu’ils ont récemment accueillis à Yaoundé ont été embarqués dans l’un de ces points à Agadez, au Niger. « Ceux arrivés hier viennent tous de Tripoli, en Libye. Ils sont environ 250 », poursuit-t-il.
Comme pour les premiers venus, ils vont être soumis dès le deuxième jour à un bilan de santé par les professionnels du domaine et à un encadrement psycho-social par les accompagnateurs du ministère des Affaires sociales (Minas). D’après un accompagnateur, ils vont essayer de comprendre les motifs de leur départ et entrer dans leur intimité. « Généralement, c’est la même histoire. Le rêve d’avoir une meilleure vie et de subvenir aux besoins de leurs proches restés au pays est leur principale motivation », rapporte-t-il.
Sauf que ce rêve se transforme en cauchemar et les souvenirs tristes. « Ils nous disent qu’ils sont traités comme des esclaves dans ces pays lorsqu’ils n’ont pas de carte de séjour », s’indigne un responsable de l’Oim. A en croire cette source, ils sont exploités dans le bâtiment, les plantations, la prostitution… « Il se dit qu’il y a des femmes enceintes dans la vague qui est arrivée hier », lâche-t-il. Après les avoir logés dans des établissements hôteliers, les agents du Minas vont assurer un relais avec leurs délégations régionales et départements d’origine, etc. pour continuer l’accompagnement. Et avec l’Oim, ils vont favoriser leur intégration socioéconomique. Les premiers (40) ont reçu la somme de 65.000 Fcfa de la part du gouvernement camerounais.
Selon l’Oim, 1700 Camerounais ont été recensés en Libye. A travers le projet « Initiative pour la protection et la réintégration des migrants au Cameroun », financé par l’Union européenne et avec le soutien du ministère des Relations extérieures, ils comptent rapatrier tous ceux qui veulent rentrer au Cameroun.

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