Mardi, 11 December 2018
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Protais Ayangma: »la clause de bonus-malus est difficilement applicable »

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L’expert en assurance décrypte l’impact financier des accidents de la circulation sur le budget des assurances. 
Par Pascal Dibamou
Le Cameroun connait depuis un certain temps une récurrence dans les accidents de la circulation. Quel peuvent être leurs impacts sur les assureurs ?
Au-delà des tragédies à, l’impact pour les assureurs  et pour l’État est surtout économique : pertes de ressources humaines parfois de très grande qualité, détérioration des infrastructures, coût des indemnisations.
Les accidents de la circulation imposent aux assureurs de régler les sinistres survenus au contrat signé avec les assurés. Ceci implique donc aux assureurs de dégager des moyens financiers pour indemniser les victimes.
Plus il y a d’accidents, plus les assureurs vont puiser dans la mutualité pour régler les sinistres. Avec la recrudescence des accidents de la circulation ces derniers mois, il est clair que les assureurs vont dépenser davantage. Les statistiques indiquent par ailleurs que le coût des accidents de la circulation représente généralement 3% du produit intérieur brut de la plupart des pays africains, probablement un peu plus pour le Cameroun compte tenu de son niveau élevé de morts de suite d’accidents.
Certains chauffeurs de véhicule sont parfois responsables de plusieurs accidents au cours de l’année. Pourquoi est-ce qu’ils ne sont pas sanctionnés par leur assureur ?
Ils devraient pourtant être sanctionnés mais les assureurs n’ont pas de fichiers de mauvais conducteurs. Ils n’arrivent pas depuis des années à mettre en place un fichier de risques aggravés à cause de l’indiscipline de quelques-uns d’entre eux et leur manque de solidarité.
Qu’est-ce qu’il faut faire pour que les assureurs appliquent le calcul bonus-malus ?
La clause de bonus-malus permet de récompenser les bons conducteurs (bonus) et de pénaliser les mauvais (malus). En réalité on l’applique aux véhicules qui n’ont pas fait d’accident et non aux conducteurs, ce qui est paradoxal. De plus, la concurrence dans ce secteur est telle que cette clause de bonus-malus pourtant prévue dans les contrats est difficilement applicable. C’est pourtant dans l’intérêt des assureurs qui paient un lourd tribut à l’irresponsabilité de certains chauffeurs.

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