Vendredi, 25 Mai 2018
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« L’atteinte d’un assainissement total est une asymptote »

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produits périmés

Martin Charles Abessolo Monefong, le chef de la Brigade nationale des contrôles et de la répression des fraudes fait le tour de l’actualité autour de la lutte contre la contrebande et la contrefaçon.

Par Jean De Dieu Bidias

Le ministère du Commerce en général et la brigade de contrôle et de répression des fraudes en particulier, fait part ces derniers temps de la saisie de produits périmés mais restés sur le circuit de commercialisation et aussi ceux issus de la contrebande. Pourquoi une telle campagne maintenant précisément ?

Nous n’avons pas intégré cette opération dans une période précise, elle participe de notre travail au quotidien. La lutte contre la contrebande, la contrefaçon ou de manière la mise sur le marché des produits issus de ces pratiques, constitue notre travail au quotidien. La semaine surpassée c’était les cosmétiques, avant cela c’était les serviettes pour enfants, et nous sommes sur une action avec le ciment de contrefaçon.

A quoi sont exposées les personnes prises en flagrant délit de commercialisation de ces produits ?

Les produits périmés, c’est quelque chose d’extrêmement délicat. Il n’y a pas de raison qu’un opérateur sérieux mette un produit périmé. Nous rentrons là dans un domaine qui va au-delà de la simple fraude, dès lors qu’il est désormais question de santé humaine. S’il est établi qu’il y a intention de nuire, les opérateurs pris en flagrant délit sont traduits devant les tribunaux, au-delà des actions administratives qui vont de la saisie à la destruction en passant par des amendes.

Vous êtes sur le marché de manière permanente, et pourtant les phénomènes de contrebande et de contrefaçon ne se sont jamais autant portés bien. N’êtes-vous pas simplement débordés ?

Vous posez aujourd’hui le problème à la brigade, or, la complexité du phénomène nécessite une réponse qui interpelle plusieurs administrations. Vous savez par exemple que ministère du Commerce n’a pas compétence pour être le filtre au niveau de l’entrée des produits sur le territoire national; À ce niveau, la douane et les forces de l’ordre sont en action. Nous faisons généralement recours à eux pour appuyer notre action.

Vous voulez apparemment laisser croire que ces les agents de l’Etat qui posent problème. Or, la contrebande et la contrefaçon sont le fait d’opérateurs véreux. Ils innovent dans les pratiques irrégulières à mesure que nous les traquons. A aucun moment nous ne seront débordés, si cela signifie que nous allons baisser les bras. Vous vous souvenez certainement de la large concertation ouverte il y a quelques jours. C’était entre les opérateurs économiques, la douane, les autres administrations du ministère des Finances, l’Anor, les mouvements patronaux, sous l’égide du ministre du Commerce. La réflexion que nous avons menée ensemble constitue un nouveau départ dans la lutte contre la contrefaçon et la contrebande.

L’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun a lancé il y a quelques jours une alerte faisant état de la présence des huiles végétales non conformes chez un grand distributeur à Douala. Est ce qu’au niveau du ministère du Commerce, vous avez cherché à aller voir de quoi il est exactement question ?

La contrebande est le fait des opérateurs indélicats, et chaque alerte qui nous parvient fait l’objet d’une exploitation. Nous avons effectivement reçu cette alerte et nous vous promettons que des actions sont en cours. Le secteur des oléagineux est celui dans lequel les résultats de notre lutte se sont le plus fait ressentir. Par des actions concertées des administrations nous avons assaini considérablement ce secteur. On tend vers cela, mais l’atteinte d’un assainissement total est une asymptote. Personne ne se serait imaginé qu’un magasin de ce niveau-là se retrouve dans cette situation. Donc, c’est tous les jours que les opérateurs véreux innovent dans les pratiques illicites.

L’on note une rareté du poulet en ce moment sur le marché camerounais, rareté due à une épizootie de grippe aviaire. Il s’agit là d’une conjoncture propice pour un regain des importations des découpes de poulets.Qu’est-ce qui est fait au niveau du ministère du Commerce pour éviter qu’il n’en soit pas ainsi ?

Je vous ai dit précédemment que notre lutte est permanente. Pour l’instant, aucune importation des découpes de poulets n’est permise. Il va de soi que ceux qui essaieront de s’aventurer dans l’importation illégale du fait la rareté du poulet nous trouveront sur leur chemin.

Pourquoi en dépit des actions entreprises, on a l’impression que le secteur des liqueurs reste l’un des plus touchés par la contrefaçon ?

Le gouvernement dans son ensemble a pris des mesures pour assainir le secteur des liqueurs, notamment en instituant la vignette. Je peux aussi vous rassurer à ce niveau que ça a marché. Et surtout que de nouveaux instruments de contrôle ont été mis sur pied. Ils vont permettre un assainissement le plus poussé de ce secteur.

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