Mardi, 12 Novembre 2019
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Prison centrale de Bertoua:six gendarmes et un militaire aux arrêts

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Le commandant de la brigade de gendarmerie de Ndélélé  est accompagné par cinq de ses éléments et un adjudant-chef en service au secteur militaire no 8 à la prison centrale de Bertoua.
Par Sébastian Chi Elvido

André Edgard Tsanga, commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de Ndélélé dans le département de la Kadey, à l’Est, est écroué à la prison centrale de Bertoua. C’est suite à un mandat de dépôt du 10 octobre dernier, signé du juge d’instruction du Tribunal militaire de Bertoua, Bertrand Bona. Le chef d’unité y est accompagné par cinq de ses éléments. Il s’agit du gendarme major Daniel Vayarai et des gendarmes Charles Feudjio Dongmo, Dieudonné Noah, Tanegnigni Mefire Youchaou et Pascal Efonzock Elat.

Les cinq pandores sont accusés de « coups mortels, arrestation, séquestration et violation de consigne (non-respect des règles relatives à l’exécution des mandats de justice militaire) », visiblement dans l’affaire du jeune homme décédé en garde-à-vue dans la cellule de la brigade territoriale de Ndélélé, le 14 septembre dernier. Soupçonné d’avoir volé un téléphone portable, le défunt, le nommé Eitel Wati Wati, 25 ans, avait été interpellé au début du mois de septembre. Et, après avoir passé plus d’une semaine de garde-à-vue, la victime aurait subi des tortures. « Dans la nuit de mercredi [la veille de son décès, Ndlr], il était souffrant. Nous avons alerté les gendarmes de garde qui n’ont pas réagi. Il est finalement mort très tôt jeudi matin », aurait témoigné l’un des codétenus du défunt.

Son décès avait provoqué la colère des populations de la localité qui ont pris d’assaut la brigade territoriale de gendarmerie pour protester contre « cette violation graves des droits du défunt ». A côté de ces gendarmes, l’adjudant-chef Janvier Joseph Mbang Mbang, en service au secteur militaire no8 à Bertoua, est écroué dans la même maison d’arrêt pour « ivresse publique et manifeste, port dangereux d’une arme, refus d’obéissance et outrage à supérieur ». Son ordre de garde-à-vue est également signé du juge d’instruction.

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