Mardi, 14 Août 2018
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Présidentielle 2018:Maurice Kamto dans la course

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S’il est élu après ce scrutin, le candidat du Mrc entend entre autres, s’intéresser aux interpellations ciblées dans le cadre de l’opération Epervier.

Par Jean-Christophe Ongagna

Pour la première fois de son histoire, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), va participer à une élection présidentielle. Sans grande surprise et d’après les statuts du parti en son article 22 alinéa b, le président national, Maurice Kamto, va représenter le parti. Le « candidat du parti à l’élection présidentielle » a officiellement reçu l’assentiment des militants du Mrc, venus des dix régions du triangle national et de la diaspora.

C’était du 13 au 15 avril dernier, à l’occasion de la deuxième convention ordinaire de cette formation politique organisée au Palais des congrès de Yaoundé, après la toute première tenue les 29 et 30 septembre 2012. Le « candidat du Mrc et des forces pour l’alternance par les urnes et dans la paix », entend changer la donne actuelle s’il est élu au soir de l’élection présidentielle de cette année. Il l’a fait savoir hier
lors d’une conférence de presse. Ses ambitions et pas des moindres, visent plusieurs frontstels la réforme de l’actuel code électoral qui nécessite une « révision consensuelle ».

Malgré ses imperfections, il ne freine pour autant pas la participation du Mrc à la prochaine élection présidentielle ; la résolution de la crise anglophone qui nécessite un dialogue. « Je l’envisage sans tabous, mais guidé par l’impératif qui s’impose à nous tous, citoyens camerounais, de rester unis et [mon] engagement à garantir la préservation de l’intégrité territoriale de ce cher pays que nous avons hérité de la volonté de nos parents desdeux rives du Mungo de vivre ensemble, quelle que soit la
forme de l’Etat que les Camerounais retiendront au cours de ces assises », conçoit-t-il.
Grandes annonces Y figure également l’opération Epervier qui depuis peu, a redéployé ses ailes.

Et pour Maurice Kamto, cette dernière qui vise à punir le détournement de fonds publics semble s’être muée en « oiseau politique » à tête chercheuse. « […] J’ai à cœur que des dossiers comme celui de Marafa Hamidou Yaya, […] Jean Marie Atangana Mebara, […] soient examinés sereinement, objectivement […]. Il est de mon devoir
si je suis président de la République, de demander que ces dossiers soient rouverts et examinés comme il se doit », promet-t-il. Le discours d’investiture de Maurice Kamto a également été riche en grandes annonces.

Le candidat du Mrc à la présidentielle entend par exemple organiser une fois élu, « le retour des restes mortuaires et les obsèques officielles du président Ahmadou Ahidjo ainsi que celles des nationalistes morts en exil » avec à la clé, un forum du dialogue et de la réconciliation nationale qui réunira Germaine Ahidjo et les épouses et les survivants des héros du nationalisme camerounais forcés à l’exil. Il tend la main aux
autres candidats de l’opposition et décline les cinq piliers de son projet. Ce sont les chantiers politique et institutionnel ; de l’éducation ; de la production ; social, culturel et de la solidarité nationale et enfin, de la coopération internationale et du partenariat stratégique avec la diaspora.

A noter les présences à cette convention, des représentants des formations politiques du Social Democratic Front (SDF), du Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs), du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), de l’offre Orange, et de Me Nkongho Félix Agbor Bala, acteur influent de la société civile. Par ailleurs, le directoire national du parti a été renouvelé au travers des élections.

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