Mercredi, 30 Septembre 2020
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Port de Douala:l’équipage du dragage

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L’entretien permanent de la voie d’accès à cet espace portuaire vient d’être confié à une régie dirigée par des Camerounais.

Par Michel Ferdinand

Le directeur général du Port autonome de Douala (Pad), Cyrus Ngo’o, a procédé le 27 août à l’installation du nouveau directeur délégué et du directeur délégué adjoint de la régie déléguée du dragage du Port autonome de Douala-Bonabéri. Il s’agit respectivement de Samuel Ngondi Eboua et de Idriss Beye. Un binôme au profil de l’emploi, nommé au cours de la 88e session du conseil d’administration du Pad tenue le 25 juin 2020 à Yaoundé, qui aura pour mission, entre autres, comme l’a prescrit Cyrus Ngo’o, « le rétablissement des profondeurs de conception aux différentes darses et pieds de quais »« l’entretien des pieds de quais et des plans d’eau à la satisfaction des navires qui y accostent » et « la préservation de l’environnement lors des travaux de dragage ».

Une nouvelle équipe qui aura également, sur le plan commercial, la charge de « donner une valeur commerciale aux résidus des travaux portuaires du dragage », de « commercialiser les prestations de dragage auprès des autres potentiels clients, en vue de l’exploitation rationnelle et optimale des équipements ». L’enjeu de ce cahier des charges dont l’objectif est la réduction drastique des coûts intervient à un moment où le l’activité de dragage du chenal d’accès au port de Douala-Bonabéri impactait négativement l’équilibre financier du Pad. Surtout que, sur les quinze dernières années, le dragage du chenal d’accès au port de Douala a absorbé à lui seul 156,3 milliards Fcfa. Ce qui représente en moyenne 10,4 milliards Fcfa chaque année. Désormais, il en faut un peu moins. Les nouveaux élus en sont capables, au regard de leurs expérience et compétence.

A 62 ans, Samuel Ngondi Eboua, diplômé de l’Ecoles des hautes études commerciales de Liège en Belgique, a fait par exemple ses preuves au Pari mutuel urbain camerounais (Pmuc) et à Orange Cameroun où il a servi pendant plusieurs années. « Je sens le poids de la responsabilité qui est la mienne, avec bien entendu les collaborateurs. Nous nous devons de mobiliser et de conduire l’ensemble des ressources techniques et humaines qui doivent pouvoir partager la vision du gouvernement camerounais en vue d’exécuter toutes les tâches qui seront les nôtres pour l’autonomisation du dragage », réagit Samuel Ngondi Eboua. Son adjoint, Idriss Beye, âgé de 37 ans, apportera son expertise d’ingénieur polytechnicien. C’est un pur produit de l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, promotion 2004-2009, option génie industriel. On l’a connu au ministère de l’Eau et de l’Energie et à la maintenance à Chococam.

Pour ce faire, le matériel de travail est disponible. Selon le directeur général du Pad, les ressources mobilisées en investissement de cet important projet s’élèvent à 26,2 milliards Fcfa, fruit de la coopération et de la collaboration tripartite entre le Pad, un partenaire hollandais et une banque locale. L’activité jadis conduite par des privés étrangers revient désormais aux nationaux. Il leur revient de relever le défi, à partir d’octobre prochain, en évacuant 3,2 millions de m3 de sédiments pour un coût de 4 milliards Fcfa. Ce qui représentera, en termes de compte d’exploitation prévisionnelle, environ 76 milliards Fcfa de dépenses sur les quinze années à venir, contre 179,68 milliards pour les mêmes volumes sur les quinze dernières années.

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