Lundi, 18 Juin 2018
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Bafoussam: une pièce de 10 F Cfa n’achète plus rien

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petite monnaie

Le phénomène de la disparition de la petite monnaie préoccupe ses utilisateurs. Ces coupures en rondelette ont perdu de leur valeur marchande.

Par Robert Nkaké

Des scènes opposant des conducteurs de taxi et des passagers, à Bafoussam, suscitent des interrogations au quotidien. Quelqu’un stoppe un taxi, saute à l’intérieur en indiquant sa destination à 250 F Cfa. Le chauffeur est d’accord par un coup de klaxon. A la sortie, curieusement, le client brandit des pièces de 5, 10 et 25 F Cfa. Une petite monnaie qui Enrage le chauffeur. Ce dernier vocifère, balance cet argent par devers la portière, sort de son véhicule et entame une bagarre. On parvient souvent à séparer les deux infortunés.

Cette situation favorise également des désagréments entre acheteur et vendeur. Dans les échoppes, le petit enfant dont un parent a coutume de flatter avec une pièce de 10 F Cfa, ne peut acheter ni bonbon, ni beignet. Alors qu’en possession de 25 F Cfa, il était sûr de retourner avec une différence de 15 F Cfa. Cela est devenu impossible, au point où le fameux pain de 10 F Cfa a disparu. Mais, le cube de cuisine vendu à 10 F Cfa l’unité, coûte désormais 2 pour 25 F Cfa. Le morceau de sucre de 5 F Cfa, devenu 3 au prix de 10 F Cfa. Mais, le client doit prévoir une pièce de 25 F Cfa.

Paiement

Les commerçants, agents chargés du transfert d’argent et personnels en service dans des caisses de paiement de factures d’énergie, ne dérogent pas à cette règle. Ils refoulent tout client qui détient les pièces en question dans sa bourse. Cette petite monnaie dérange tout le monde.

L’attitude des populations à rejeter ces pièces de monnaie remet en question l’action de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Elle est pourtant pourvoyeuse de ces devises. Bien plus, des gens se plaignent de recevoir des piles de pièces auprès des banques lors des transactions, sans pouvoir en retourner. Car, rejetées en bloc par ces employés des institutions financières qui éprouvent un faible pour des billets. L’on se souvient que de nouvelles coupures récemment injectées dans le circuit économique, parmi lesquelles des tranches de 1, 2, 5 et 10 F Cfa, sont introuvables. Il faut être chanceux pour en avoir dans la rue. Si 15 millions de Camerounais « gardent chacun 10 F Cfa, cela signifie que 150 millions de F Cfa se sont envolés», suppose-t-on. Certaines banques, indique-t-on, en détiennent en stocks.

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