Mercredi, 23 Mai 2018
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Cameroun : pour une vision conforme à la volonté de Dieu

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Martin Oyono

Comme au commencement du monde pour ceux qui croient que Dieu est le créateur du ciel et de la terre, la parole était avec Dieu et la parole était Dieu, l’esprit de l’hymne national du Cameroun dans sa version anglaise parle du Cameroun comme « une terre de promesse et une terre de gloire ». Nous pouvons dire sans nous tromper que la musique étant une œuvre de l’esprit, donc c’est l’esprit de Dieu animait les auteurs de notre hymne national. Après que notre pays ait expérimenté la gouvernance d’un parti unique, l’accession à la magistrature suprême le 06 novembre 1982 de S.E.M Paul BIYA appelé l’homme du renouveau apportera avec l’avènement du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) une vision, celle qui lui fut certainement inspirée par celui qui l’a établi à savoir Dieu, la vision d’un Etat démocratique, d’un Etat de Rigueur et de Moralisation. Tant pour l’opus commis à cet effet sous le titre « Pour le libéralisme communautaire » que les textes de base de notre grand parti le RDPC, bien malin serait celui qui remettrait en cause les valeurs morales entourant cette vision qui à l’épreuve du temps s’effrite tant elle est victime de coups de boutoirs ou de massue que lui infligent nos comportements au quotidien et dont certains voudraient que l’on s’en accommode. Malheureusement, que nous soyons chrétiens ou musulmans, chacun d’entre nous est conscient que quel que soit le destin de gloire qui est réservé par le Tout puissant à un homme ou à une nation, les agissements posés à la face de Dieu peuvent lorsqu’ils sont conformes à sa volonté favoriser la réalisation du destin ou à contrario détourner ce dernier lorsque les règles sont transgressées. C’est l’occasion pour nous de porter le sujet à la réflexion du grand nombre tant ce qui nous parait évident ne le semble apparemment pas pour certains, ces « certains » justement qui détiennent par délégation ou par procuration le pouvoir de faire le bonheur ou le malheur de ce pays estimé dans le plan de Dieu être « la terre de promesse, la terre de gloire ».Martin Oyono

Après les grandes ambitions, les grandes réalisations, nous voilà dans une autre phase de slogans que nous affectionnons tant « l’émergence à l’horizon 2035 ». Alors si la volonté de Dieu pour l’atteinte de cette fameuse émergence qui pour certains pays de la zone Afrique saute déjà aux yeux, oui si la volonté de Dieu était renfermée par ce que nous semblons avoir le plus négligé aujourd’hui à savoir la Rigueur et la Moralisation, nous ne pouvons que craindre de courir après un mirage comme dans le désert. Et pour cause ! Nous nous sommes amusés à constater que depuis quelques années, notre gouvernement choisit lui-même pour quelque sujet que vous voudrez bien développer d’aller droit vers des impasses.

  •  Les problèmes d’énergie électrique,
  •  Les problèmes de fourniture en eau,
  •  Le développement des infrastructures routières,
  •  La gestion du transport aérien,
  • La gestion du transport par train,
  • Le développement des projets structurants,
  • La gestion du mouvement sportif national,
  • La gestion de la crise anglophone,
  •  Le respect de la constitution par rapport à la protection de la fortune publique.

1. S’agissant de l’Eau et de l’énergie

Nous pouvons raisonnablement nous poser la question du bien-fondé des administrations provisoires ou des privatisations initiées depuis bientôt deux décennies dans les secteurs invoqués. Peut-on raisonnablement penser que nous soyons encore normaux lorsque les mêmes récriminations des populations trouvent de la part des gestionnaires ad éternam de ces secteurs les mêmes slogans en guise de réponses à leurs réelles préoccupations celle d’une population transformée en Zombie parce qu’obligée de jouer les veilleurs de nuit pour espérer que coule cette denrée rare qu’est l’eau dans nos villes ?

Pourtant ce ne sont pas les promesses fermes qui manquent à l’appel car de l’extension des stations de pompage à la réhabilitation de celles abandonnées il y a des lustres ou la création de nouvelles stations de pompage et de traitement d’eau potable, le public reste dans le cauchemar. Quant à l’énergie électrique que d’espoirs placés en les projets des barrages de retenues de LOM PANGAR ou de MEMVE’ELE ! Paradoxalement, les balbutiements là encore retardent la mise en service de ces grandes infrastructures pour le développement de notre économie. Nous noterons en passant que pour le cas de la centrale à gaz de Mpolongwé à Kribi, sur les 216 MW attendus de production en électricité, depuis sa mise en service, le réseau national n’a été gratifié que de moins de 160 MW parce qu’on a choisi des moteurs à pistons au lieu de ceux exigés par les standards en la matière. Au barrage de Memve’éle, on choisira de facturer des ouvrages qu’on n’a pas construit comme d’habitude, mais pire de s’octroyer le matériel roulant neuf du projet pour ouvrir à son propre compte des agences de locations privées de voitures. Nous sommes là dans l’impasse et la sorcellerie.

Martin Oyono

2. Des infrastructures routières et ferroviaires

Il est curieux que dans un pays souverain, force revienne aux opérateurs privés comme c’est le cas avec Camrail, filiale du groupe Bolloré que les Députés attendent toujours sur le champs des promesses non tenues depuis plus d’une décennie relativement à la rénovation du rail laissé par la défunte Régifercam. Une dégradation du réseau ferroviaire qui vient de coûter cher à la Nation toute entière avec la perte tragique de certaines vies humaines dues à la négligence et au mépris des mesures de sécurité évidentes et imputables à l’opérateur Camrail. Aussi à la question de savoir si le rapport commandité par SEM le Président de la République doit être rendu public ? Nous répondons par l’affirmative, car le maintenir secret serait assassiner nos compatriotes disparus pour une seconde fois et les élus du peuple devraient tirer les conséquences de ces défaillances. La considération due au Prince dans les pays voisins que nous avons eu le bonheur de visiter n’est pas chose acquise au Cameroun lorsque l’on considère le choix et le rythme des constructions des routes dans notre pays. La primauté du choix des Régions à désenclaver, nous pouvons le constater va bénéficier à la Région du Chef du Département ministériel pendant que le Chef de l’Etat qui l’a nommé attend depuis des décennies qu’une autoroute puisse lui permettre d’atteindre le chef-lieu de sa Région ou encore son village natal comme le font depuis leur accession à la magistrature suprême ses homologues de la Sous-Région. Là encore même le Chef de l’Etat est dans l’impasse.

3. Du transport aérien

Pourquoi ne pas craindre que ce problème porte les germes d’une malédiction tant il y a eu des feuilletons enregistrés dans les dossiers de la défunte Cameroon Airlines que dans l’actuelle compagnie Camair-co dont on peut logiquement penser risque d’être remplacée par un autre patronyme, ce qui est un fait banal de toutes façons. Nous avons il y a quelques mois épilogué sur les prémices de l’échec de la Camair-co, car nous estimions que les mesures de redressement ressemblaient plus à de la « perfusion » qu’à de la « guérison ». Ne prétendant pas être des experts de l’aéronautique, notre préoccupation va au-delà des préoccupations techniques. C’est une énorme frustration que de sortir de notre pays et de voir à quoi ressemblent les flottes aériennes de certains pays voisins ! Une véritable frustration de constater que malgré les énormes budgets votés depuis des lustres, notre Président de la République au regard de la considération que lui vouent ses pairs est obligé jusqu’à l’heure actuelle de louer des avions à des coûts qui ne bénéficient qu’à ceux qui veulent maintenir le statu quo quitte à déshonorer leur Prince. Bien heureux sera celui qui va nous rassurer que d’ici la fin du septennat le Président de la République ou Camair-co sortiront de cette impasse absurde pour le commun des mortels.

4. Du mouvement sportif national

Vive la Can 2017, place à la Can 2019. Après une quinzaine d’années d’hibernation sans résultats satisfaisants dans le domaine plus particulier du football continental féminin ou masculin, la jeune équipe des Lions Indomptables du sélectionneur HUGO BROOS est venue réveiller des espoirs perdus depuis des lustres. Mais la fête et les réjouissances semblent n’avoir été prévues que le temps d’une lumière de bougie que les vrais démons ont repris leur place dans les instances faitières de notre football. Mais comme nous le constatons depuis des années aucun gestionnaire ne semble se voir obligé de rendre compte des dysfonctionnements mis à sa charge dans le domaine qui lui est confié. On n’a pas fini de s’étonner que des 24 milliards sollicités pour l’organisation de la Can 2016, le gouvernement n’ayant obtenu que 4 milliards ne puisse rendre compte de ce qu’il comptait faire avec le surplus de 20 milliards. Comment oublier les multiples dénonciations de mal gouvernance de l’équipe nationale dont un fait illustratif vient d’exposer le Cameroun honteusement à Bruxelles pour non-paiement des factures d’un hôtel ! Et pourquoi vouloir s’étonner du départ de l’entraineur HUGO BROOS qui a eu le mérite de nous donner le trophée de la Can lui en qui ces mercenaires de l’argent n’ont même pas eu confiance pour cette compétition ?

Pourtant à la décharge du gouvernement le principe de la prise en charge des matchs amicaux est connu car, c’est la fédération hôte qui s’occupe du transport, de l’hébergement et de la ration avec en prime un cachet dont une quote part est dédiée aux joueurs. Le président de la Fécafoot informe juste le gouvernement pour lui demander d’autoriser la sortie de l’équipe nationale sans qu’il soit question que ce dernier débourse quoi que ce soit. Alors cette énième crise dont on veut vanter le retour au calme induit deux hypothèses :

  •  Soit la Fécafoot et le gouvernement veulent comme d’habitude tromper le Chef d’Etat qui s’est offusqué de cet énième scandale et a ordonné une enquête. Mais nous savons tous qu’à la fin, il y a un problème de primes non payées et détournées !

5. De la crise anglophone

Nous ne pouvons que remercier le Chef de l’Etat aujourd’hui d’avoir bien voulu commencer à apporter des solutions à cette crise anglophone que notre gouvernement a présentée comme un non évènement au début de la crise bref comme non fondée. Nous avons comme à notre habitude lorsque le Seigneur nous inspire admis la réalité et la profondeur de cette crise pour éviter que des extrémistes de tous bords viennent jeter leur venin dans ces revendications qui trouvaient leurs réponses dans le cadre de notre constitution et les règlements en vigueur.

Mais là encore des égoïsmes et des comportements carriéristes ont joué à la politique de l’Autriche au point de provoquer l’impasse que le Chef de l’Etat est entrain de débloquer aujourd’hui. Certains ont même été désignés par des bulletins de renseignements ou la presse à gage à la solde de certains membres du gouvernement comme des relais, bien que francophones, comme des sécessionnistes ou des membres de l’Ambazonia. Les résistants sans conviction ont pris la poudre d’escampette laissant sur le champ de bataille leurs coéquipiers.

Alors la question que le camerounais intelligent pose aujourd’hui à son gouvernement qui n’a cessé d’amener le Chef de l’Etat pour toutes ces problématiques énoncées à toujours jouer les sapeurs-pompiers’est celle de savoir comment peut-on apporter des solutions à un problème dont on a nié l’existence ?

Mais pour vous rassurer comme nous l’annoncions au début, les réponses à ces questions ne peuvent venir que de la plus grande sagesse celle qui vient du domaine spirituel.

Toutes ces impasses et humiliations sont en effet provoquées par des personnes qui agissent comme le personnage nommé ACAN dans le livre de l’évangile de Josué en son chapitre 7, ce passage démontre comment après plusieurs victoires données par Dieu au peuple élu dont celle de la chute de Jéricho, les trésors qui étaient voués à l’interdit par Dieu furent dérobés par ACAN qui détourna les grâces destinées par Dieu à son peuple. Telle est la portée des agissements de ceux à qui le visionnaire au trône du Cameroun confie la gestion des affaires de ce pays.

  • Comment en effet comprendre la stagnation de notre indice de croissance à 5% alors que des pays qui ont des budgets propres de moins de 3.000 milliards sont classés devant le Cameroun ?
  • Comment comprendre qu’avec leurs petits budgets des pays comme le Rwanda, le Kenya, le Sénégal ou le Bénin aient des échangeurs, des péages ou des autoroutes dignes de ce nom et à moindre coût ?
  • Comment comprendre que pour la réalisation des grands projets instruits par le Chef de l’Etat, des collaborateurs n’aient aucune crainte vis-à-vis de ses représailles et surfacturent les travaux, détournant les fonds destinés aux projets et se bâtissant des fortunes imméritées sur le dos des populations ?
  • Comment faire comprendre que les fonds publics sont une manne sacrée qui porte une malédiction quand on la détourne pour son propre profit ?
  • Le grand sursaut face à « ces détourneurs de destin » qui affectionnent toutes les abominations répréhensibles et empêchent le bateau Cameroun d’atteindre le port de l’émergence est que de vaillants guerriers et soldats de l’intégrité, de la Rigueur et de la Moralisation se lèvent pour briser cette malédiction.

Et quoi de plus démonstratif que le livre des Juges dans son chapitre 6 qui fait référence au jeune Gédéon qui fut appelé par Dieu d’aller détruire les autels de malédictions de la maison de son père ?

Dans le bateau RDPC, il y a des ACAN en abondance qui doivent être exposés tout comme leurs autels doivent être détruits. Mais pour le faire, il faut avoir la foi en la vision que Dieu et le Roi ont pour le Cameroun « cette terre promise, cette terre de gloire ». Et ces hommes de foi désignés « rebelles, indisciplinés, grandes gueules et frondeurs » qui refusent l’hypocrisie, le mensonge, l’injustice, la sorcellerie et les abominations, comme Shadrac, Meschac et Abednégo, compagnons du prophète Daniel devant la chaudière des détourneurs du destin du Cameroun, vont toujours confesser leur foi en un Dieu de vérité, de justice et de grâce pour l’avènement d’un Cameroun prospère et béni. Comprennes qui voudra ou qui pourra !

Martin Oyono:DÉPUTÉ RDPC. GRAND OFFICIER DE L’ORDRE DE LA VALEUR

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