Jeudi, 1 Octobre 2020
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Paul Biya va donner le tempo en 2018

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Le président de la République reste le seul chef d’orchestre sur le plan politique.
Par Ludovic Amara
Ses partisans l’appellent – sans rire -, « le maître du temps ». Paul Biya, qui aura 85 ans le 13 février prochain, avec 36 à la tête de l’Etat, va de toute évidence être l’acteur majeur de la scène politique cette année. Crise anglophone, décentralisation, élections, remaniement gouvernemental, etc ; le président de la République sera encore à la manœuvre cette année.

Sur la crise anglophone, le chef des armées tient dans une main, les commandes de la lutte armée qui oppose les forces de défense et de sécurité aux séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Dans l’autre main, le chef de l’Etat a les manettes du dialogue. Il lui revient en dernier recours d’engager ou non, le dialogue pour une sortie de crise avec la partie anglophone, comme le presse une partie de l’opinion nationale et la Communauté internationale.

Une sortie de crise qui passe également par la mise en place effective de la décentralisation. Paul Biya s’y est (une fois de plus) engagé lors de son message de fin d’année à la nation, lorsqu’il a précisé : « Je crois fermement à cet égard, que l’accélération de [notre] processus de décentralisation va permettre de renforcer le développement de nos régions ».
Comme l’a reconnu le chef de l’Etat, l’année 2018 est une « année électorale », avec pas moins de cinq scrutins prévus. Le président Paul Biya qui est seul maître du calendrier électoral, car le seul habilité à convoquer le corps électoral, est celui-là qui va décider de la tenue ou non d’une élection ou d’une autre. Il s’est par ailleurs engagé, il y a quelques jours, à garantir le « calme et la sécurité » autour de ces opérations électorales. En outre, la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle de 2018, pour un énième mandat, devrait également cristalliser le débat politique dans les prochains mois.

Autre événement qui devra marquer un moment politique majeur, c’est un éventuel remaniement ministériel. La fièvre d’une telle perspective s’est déjà emparée des cabinets ministériels depuis quelques mois.
Avec « le parachèvement de la mise en place des institutions prévues par la Constitution [qui] permettra de consolider l’Etat de droit et ouvrira une nouvelle page de [notre] processus démocratique », tel qu’annoncé le 31 décembre dernier, Paul Biya devrait faire le pas de la mise en place du Conseil constitutionnel, des Conseils régionaux mais également, de la Haute cour de justice, seule autorité capable de juger le président de la République.

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