Lundi, 22 Juillet 2019
Accueil quotidien mutations economie Partenariat Public-Privé: le cadre réglementaire et institutionnel en étude

Partenariat Public-Privé: le cadre réglementaire et institutionnel en étude

601
- Publicité -

Depuis hier, 13 février, un cabinet canadien restitue l’étude commandée par le gouvernement camerounais pour optimiser ce mode de financement alternatif des projets.
Par Lucien Bodo
En janvier dernier, le projet de construction du barrage de Nachtigal amont a reçu le prix du meilleur projet mondial dans le domaine de la structuration de financement. Project Finance International qui décerne cette distinction met en évidence, pour justifier son choix, le mixage parfait entre endettement et fonds propres des partenaires techniques et financiers. Fort de ce succès, le projet de barrage de Nachtigal amont est devenu une référence en matière de partenariat Public-Privé (PPP) au Cameroun et à l’international. C’est un modèle qui inspire et qui alimente désormais les prises de parole de plusieurs membres du gouvernement.

Toutefois, ce mode alternatif de financement est encore en réalité un vaste champ à défricher. Le cadre institutionnel et juridique présente d’énormes failles pour l’instant, lesquelles pourraient plomber d’autres initiatives semblables. Afin de dégager l’horizon de cette broussaille, le gouvernement camerounais a tenu, le 13 février à Yaoundé, un séminaire de haut-niveau sur les PPP. La raison d’être de ces travaux est la sensibilisation de hauts responsables de l’administration sur la nécessité de la réalisation des projets à travers ce mode contractuel. Il s’est agi également de partager avec le gouvernement les recommandations formulées pour ce qui est du cadre juridique, institutionnel et réglementaire.

Pour cet exercice, le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), appuyé par la Banque mondiale, s’est attaché les services d’un cabinet canadien ; lequel a effectué une première mission au Cameroun en novembre 2018. Celui-ci s’est rapproché de plusieurs administrations à l’effet de poser un diagnostic à travers l’identification des forces et faiblesses de l’existant.
Le séminaire tenu hier, associé à l’atelier de deux jours qui s’ouvre aujourd’hui, devrait aussi permettre d’établir une typologie de projets qui pourraient, avec un risque limité, bénéficier de ce type de financement. Il s’agit par ailleurs de « voir comment le Cameroun peut attirer plus de capital privé dans l’investissement de ses grandes infrastructures », selon Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale au Cameroun.

L’option du PPP émerge, entre autres, pour permettre à l’Etat de ne plus s’endetter lourdement dans l’implémentation de ses projets. En effet, ce dernier « ne met plus à disposition ses ressources, mais il s’occupe prioritairement des projets sociaux, des projets de développement et laisse au secteur privé le soin de réaliser certains projets d’infrastructures avant de les rétrocéder », explique Alamine Ousmane Mey, le Minepat. Le Cameroun envisage dans cette optique la mise en œuvre d’un Plan stratégique pour le développement des PPP. Toutefois, en tant que procédé encore au stade expérimental, y recourir nécessite une précaution : « veiller à ce que le PPP ne se transforme pas, à terme, en un risque sur le budget de l’Etat à travers les travers les passifs latents ». Parole d’Alamine Ousmane Mey.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP