Samedi, 21 Avril 2018
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Parlement:le SDF va retourner à l’hémicycle

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L’assurance est de Banadzem Joseph Lukong, président du groupe parlementaire de ce parti, après une rencontre avec le Pan.
Par Ludovic Amara
Mercredi dernier à l’Assemblée nationale, les députés du Social Democratic Front (SDF), n’étaient pas sûrs d’être reçus par le Président de l’Assemblée nationale (Pan), Cavaye Yeguié Djibril. Celui-ci avait en effet renvoyée à plus tard, une rencontre initialement prévue à 9h dans son cabinet logé au quartier général. C’est finalement en début d’après-midi dans son bureau au palais de verre de Ngoa-Ekellé, que le Pan va recevoir la délégation de quatre élus SDF conduits par Banadzem Joseph Lukong, le président du groupe parlementaire de ce parti de l’opposition.

« Cela s’est bien passé », rapporte ce dernier. « Le président de l’Assemblée nationale a reçu [notre] mémorandum. Non seulement nous avons discuté sur le sujet, mais également nous avons échangé sur plein d’autres choses ». Banadzem Joseph Lukong refuse cependant de donner le contenu de ces échanges. « Je ne vais pas vous divulguer ce sur quoi nous avons discuté », va-t-il esquiver.

Le parlementaire explique que cette rencontre sollicitée par le SDF auprès du Pan répond à une démarche « républicaine » car, « il était important qu’il (le Pan) prenne connaissance de ce que nous avons donné aux médias lors du point de presse de mardi ». A la question de savoir si au terme de cette audience, le SDF va reprendre le chemin de l’hémicycle, Banadzem Joseph Lukong déclare d’une voix mal assurée : « Oui… oui. La semaine prochaine on verra… Je pense qu’on va revenir ». Le député ne confirme pas que les préalables du SDF contenus dans le mémorandum, dont le principal est « un débat inscrit et ouvert au Parlement sur la crise anglophone », ont été acceptés par le Pan. A la place, le président du groupe parlementaire a cette réponse fuyante : « la session est encore longue.On ne peut pas avoir l’assurance avant de reprendre. On peut reprendre, et puis obliger que la question soit abordée ».

Selon le politologue Aboya Manassé Endong, le boycott des parlementaires SDF « est davantage orientée vers l’opinion publique, vers la soi-disant défense des intérêts des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Pour ce qui est des conséquences du boycott du SDF, l’universitaire explique que « dans la mécanique parlementaire, les élus SDF sont minoritaires et ne peuvent pas influencer le jeu politique au Parlement ». Il estime que c’est un jeu « dangereux » car, « c’est à ce moment-là que le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, majoritaire au Parlement, Ndlr), fait souvent passer des textes importants qui finissent par s’imposer à tout le monde. Parce que l’adage dit que ‘‘qui ne fait pas la politique, la politique le fera’’ ».

Le « parti de la balance » a boudé la rentrée parlementaire de novembre mardi dernier dans les deux Chambres et menacé de ne pas participer aux travaux. Ce parti d’opposition entendait ainsi protester contre la gestion de la crise anglophone par le gouvernement. Le SDF conditionnait alors sa participation à l’ouverture d’un débat sur la crise anglophone.

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