Samedi, 19 Septembre 2020
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Parlement camerounais:la session de mars infectée au coronavirus

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A l’Assemblée nationale où l’on renoue avec les travaux en plénière ce jeudi après une interruption d’environ une semaine, un maximum de 50 député sera présent.   

Par Jean De Dieu Bidias

L’ouverture de la première session de l’année législative 2020 à l’Assemblée nationale et au Sénat, le mars dernier, avait suscité une vive polémique dans l’opinion, qui ne comprenait pas que le Parlement ait à ce point ignoré les consignes édictées par le gouvernement en vue de limiter la propagation du coronavirus au Cameroun. Bravant la mesure interdisant tout regroupement de plus de 50 personnes en un seul endroit et au même moment, la majorité des députés et sénateurs étaient présents respectivement à l’hémicycle de Ngoa-Ekellé et au Palais des congrès de Yaoundé, pour assister à cette rentrée parlementaire. La levée de boucliers qui s’en est suivie, alimentée par les soupçons de contamination au coronavirus du président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril – il était rentré quelques jours plus tôt d’un séjour médical en France, un pays à risque, mais avait refusé de se mettre en quarantaine -, a poussé les deux chambres à mettre un bémol sur les activités de la session.

Désormais, la menace du coronavirus est prise très au sérieux à l’Assemblée nationale et au Sénat. Selon nos informations, deux rendez-vous importants de Cavaye Yeguié Djibril ont été annulés en début de semaine : une rencontre avec le président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang, et une visite sur le chantier de l’immeuble siège de l’Assemblée, nationale en construction dans la capitale. Néanmoins, une plénière est annoncée ce jeudi, 26 mars à l’hémicycle de Ngoa-Ekellé. Elle devrait être consacrée à l’élection du bureau définitif de cette chambre, sans lequel aucun débat, aucun vote ne peut pour l’instant avoir lieu. Et à partir de ce jour, les travaux seront adaptés au format de participation particulier qu’imposent les mesures anti-coronavirus. C’est-à-dire, pas plus de 50 personnes. Si pour les travaux en commission, aucun problème ne se pose  – seules 20 personnes au maximum y prennent part -, les derniers jours ont été consacrés à des simulations de plénières regroupant un maximum de 50 personnes, y compris la presse.

Procurations

De sources bien informées, un minimum possible de députés seront désignés par partis politiques représentés à l’Assemblée nationale pour prendre part à ces travaux. Ces derniers se verront ainsi délivrer des procurations par leurs collègues afin de délibérer en leurs lieu et place. Respect du quorum oblige. Ainsi, la mesure de distanciation pourra plus aisément être respectée à hémicycle. Evidemment, le principe de la procuration peut imposer qu’un travail de fond soit fait en amont, notamment que les élus représentés aient la possibilité de faire part, à travers leurs représentants, des exceptions (ou réserves) qu’ils pourraient être amenés à soulever concernant un texte en débat, par exemple.

Par ailleurs,   alors que les journalistes de l’ensemble des médias à capitaux privés avaient été éconduits à l’ouverture de la session, le 20 mars, ni l’Assemblée nationale, ni le Sénat ne disent pour l’heure comment ils s’organisent pour que la suite des travaux annoncés soient couverte par ces derniers.

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