Jeudi, 17 Octobre 2019
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Ouverture du Grand dialogue:Des couacs à la pelle

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L’ouverture des travaux, lundi 30 septembre 2019 au Palais des congrès de Yaoundé, a laissé apparaître beaucoup d’impréparation.  

Par Jean De Dieu Bidias

Il y a un certain agacement à essayer de trouver les mots précis pour décrire l’organisation du Grand dialogue national, du moins la journée d’hier, consacrée à la plénière d’ouverture, à la constitution des commissions et aux premiers travaux de groupes. Première entorse au programme officiel, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui était attendu au Palais des congrès à 9h50 – juste après la fin de la mise en place des personnalités – est arrivé avec une dizaine de minutes de retard. A sa descente de voiture, le président du dialogue est conduit et installé dans une pièce attenante à la salle inaugurale. Il y passe 33 minutes avant de rejoindre la salle des travaux, archicomble depuis 9h. Traduction, plus d’une demi-heure a été grignotée sur le programme officiel qui prévoyait le début de la cérémonie solennelle d’ouverture du Grand dialogue national à 10h. Qu’à cela ne tienne, la cérémonie démarre à 10h35 par l’hymne national. Naturellement.

Si les organisateurs ont eu la lumineuse idée de le faire exécuter par des jeunes présentés comme des ex-combattants démobilisés et actuellement suivis dans les structures du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (Cnddr) installées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ils ont commis une grosse bévue en ne prévoyant que la version anglaise de l’hymne. La circonstance ne méritait pas une telle méprise. Viendra ensuite la phase de la prière œcuménique, jugée un peu trop longue pour la circonstance – une quinzaine de minutes.

Du reste, la cérémonie d’hier a laissé apparaître beaucoup d’impréparation dans l’organisation, et l’on a semblé accorder plus d’importance au côté folklorique de l’événement. L’épisode de la photo de famille juste après l’ouverture des travaux aura sans doute été le plus cocasse. Outre le nombre anormalement élevé des personnes qui se positionnent pour la circonstance, on a vu des ministres et autres barons du régime se bousculer pour occuper une place de choix devant les objectifs des caméras. Et d’autres personnalités, à l’instar du sultan des Bamoun, Sa Majesté Ibrahim Mbombo, lever l’encre face à l’attente prolongée du Premier ministre sur le lieu aménagé pour la photo de famille.

Programmé entre 11h30 et 13h, le débat général, au terme duquel l’on devait constituer les huit commissions du Grand dialogue convoqué par le président de la République, ne s’est finalement tenu que vers 17h. Et rien n’a été programmé pour meubler ce temps libre improvisé.  Quant aux premiers travaux en commissions initialement prévues  entre 17h et 19h, ils n’avaient toujours pas débuté au moment où nous mettions sous presse, et il se murmurait qu’ils allaient être reportés à ce matin. L’heure était plutôt à la composition des commissions et à l’élection des bureaux.

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