Dimanche, 9 December 2018
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Yaoundé: ville poubelle, les ordures ménagères jonchent toujours les vues

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ordures ménagères.

Malgré les efforts de la société d’hygiène et salubrité, en charge du ramassage, les ordures ménagères.  continuent de s’empiler dans certains quartiers.

Par Rosine Ntolo

Il est 11h30 le jeudi 11 mai 2017. Le soleil laisse déjà filtrer son dard. Sous ce soleil de plomb, les ouvriers de la société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam), en charge du ramassage des ordures ménagères, sont à pied d’œuvre. En sueur, sac au dos, pelle à la main et muni d’un cache-nez, les agents en orange et noir, ramassent les ordures d’un bac qui déborde depuis plusieurs semaines au quartier Mvog-Atangana-Mballa dans la ville de Yaoundé. C’est avec un grand soulagement que des commerçants de la zone accueillent cet acte qui n’est plus récurent sur les lieux depuis  un moment. «Nous sommes fiers de savoir qu’enfin ce bac sera vidé. C’était déjà de trop. Les ordures coupaient presque la route. Nous n’en pouvions plus de ces odeurs infectes», déclare, le sourire aux lèvres, Mathieu Belinga vendeur de vin de palme.

Un mal commun

Au quartier Nkolndongo au lieu-dit Maison de la femme, le phénomène d’insalubrité est en nette amélioration. Les bacs pleins qui laissaient tomber les détritus sur la chaussée, sont vides. Et les alentours bien nettoyés. C’est le même constat fait dans les quartiers Mvog-Ada lieu-dit Fanta citron et Essos (Camp Sonel). Une situation qui peine malheureusement à se généraliser. Cependant, le quartier Biteng par exemple, continue d’être une décharge.

Le lieu-dit Cafco, est inondé d’immondices. Sur prêt de 30m, la chaussée est jonchée d’ordures ménagères. Les bacs à ordures sont presque inexistants. Où lorsqu’ils sont présents, ils débordent. «Notre quartier est comme oublié ou radié de la carte de Yaoundé. Cela fait des lustres que nous n’avons pas vu passer une voiture de ramassage. On se bat comme on peut», s’indigne Ottou, un riverain. «Nous ne sommes pas en grève comme semble le penser l’opinion publique. En effet, nous travaillons plutôt d’arrache-pied à rendre la ville propre. Si elle est salle, c’est juste à cause du manque de matériels et l’enclavement de certains quartiers qui empêchent l’accès aux véhicules», explique un agent d’Hysacam.

Au  sein de l’entreprise prestataire de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), on se veut rassurant. L’administration  «a déjà commandé de nouveaux véhicules. Ils seront bientôt mis à la disposition des employés pour le ramassage», déclare Moise Olomo Ndo, chargé de communication d’Hysacam. Le mois de juin reste  le deadline pour savoir si l’entreprise sera toujours ou pas, prestataire de la Cuy.

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