Lundi, 23 Avril 2018
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Opération Epervier:40 autres personnalités interdites de sortie du territoire

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L’ex-président du conseil d’administration du Port autonome de Douala, Faï Yengo Francis et d’autres responsables de cette structure sont visés.

Par Josiane Afom

Encore des messages radio-portés des services de police qui fuitent. Dans les trois derniers – tous datés du 04 avril 2018 – 40 anciens gestionnaires de fonds publics sont
cités. Le délégué général à la sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé, informe ses collaborateurs que les personnes concernées sont interdites de sortie du territoire national. Un message du patron de la police camerounaise envoyé aux 10 délégués régionaux de la sûreté nationale du pays, au commissaire du Port autonome de Douala, aux commissaires des aéroports internationaux de Douala, Yaoundé-Nsimalen et Garoua, ainsi qu’aux chefs des postes frontaliers de la sûreté nationale.

Parmi ces nouvelles personnes interdites de sortie du pays, figure une fourchette d’anciens responsables du Port autonome de Douala (Pad). Il s’agit entre autres de l’ex-président du conseil d’administration, Faï Yengo Francis, par ailleurs ancien gouverneur de la région du Littoral, ancien membre du conseil d’administration et ex-Dg du Crédit foncier, Camille Ekindi, l’ancien directeur général, Jean Marcel Dayas Mounoume, l’ancien directeur administratif et financier, Agbor Mangieb Abel et le directeur de contrôle de gestion, Jean Ndengue.

En dehors de l’administrateur civil Faï Yengo Francis et Jean Ndengue, les deux autres avaient déjà été convoqués au Tribunal criminel spécial en 2015. Après avoir pris part aux audiences pendant un an, Jean Marcel Dayas Mounoume ne s’était pas pré-
senté à l’ultime audience de son procès, le 3 juillet 2015. Audience au cours de laquelle il a été condamné à 15 ans d’emprisonnement ferme. Il était incriminé dans l’affaire d’une cession de créance qui opposait le Port autonome de Douala à la société While Nile corporation. Le premier arbitrage fait par la Chambre arbitrale maritime de Paris avait déjà condamné le Pad à payer à la société While Nuile Corporation, la somme de 458 millions Fcfa. Agbor Mangieb Abel a également été condamné par le Tribunal criminel spécial.

L’un des communiqués radio-portés du Dgsn suscite quelques curiosités. En effet, Jean Marcel Dayas Mounoume et Agbor Mangieb Abel n’ont jamais purgé leurs peines d’emprisonnement parce qu’ils ne sont plus au Cameroun. Avant le verdict de leurs
procès en 2015, ces deux gestionnaires du Port autonome de Douala étaient déjà en cavale.

Rappelons qu’à côté de certains anciens pensionnaires du Port autonome de Douala, 36 autres personnalités, dont Brigitte Soppo Ngalle, citée dans une affaire foireuse de logements sociaux, sont concernées par ces communiqués radio-portés du patron de la police camerounaise. De nouvelles interdictions qui viennent s’ajouter aux récentes signées en mars dernier et portent désormais à 60, le nombre de personnes qui ne peuvent pas sortir du territoire. La plupart étant sous le coup d’une enquête judiciaire, dans le cadre de l’opération Epervier qui a repris de plus belle. Certaines d’entres-elles sont même d’ores et déjà écrouées dans les geôles de la prison centrale de Kondengui. C’est le cas de Louis-Max Ayina Ohandja, Bruno Bekolo Egbe ou encore Dieudonné Oyono. Aux dernières nouvelles, une centaine de dossiers
seraient déjà bouclés au Tribunal criminel spécial.

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