Mardi, 4 Août 2020
Accueil quotidien mutations politique Nord-Ouest/Sud-Ouest:L’élection partielle moins perturbée

Nord-Ouest/Sud-Ouest:L’élection partielle moins perturbée

496
- Publicité -

Alors que rien ne filtrait sur le taux de participation, jusqu’à la fermeture des bureaux de vote à 18h hier dimanche, aucun incident majeur n’avait été signalé.

Par Jean De Dieu Bidias

Les électeurs étaient à nouveau attendus aux urnes hier dimanche, 22 mars, pour élire 13 députés dans les 11 circonscriptions électorales de la Menchum-Nord, du Bui-Ouest de la Mezam-Sud, du Bui-Centre, du Bui-Sud, de la Mezam-Centre, de la Momo-Est, de la Menchum-Sud, de la Momo-Ouest et de la Mezam-Nord dans la le Nord-Ouest d’une part ; et du Lebialem dans le Sud-Ouest d’autre part. Les principaux enjeux de ce scrutin qui faisait suite à l’annulation par le Conseil constitutionnel le 25 février dernier, des législatives dans ces circonscriptions pour cause d’irrégularités, tournaient autour de la sécurité et de la participation. Quelques attaques de la part des séparatistes anglophones ont été signalées très tôt dans la matinée. Elles visaient à empêcher les populations de sortir pour aller voter. Et selon les autorités, celles-ci ont été vigoureusement repoussées par les forces de défense et de sécurité.

Jusqu’à la fermeture des bureaux de vote, à 18 heures, aucun incident de nature à perturber le déroulement du vote n’avait été signalé. Les représentants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) sur place ont même indiqué que l’élection s’est déroulée dans de bonnes conditions. Au moment où nous allions sous presse, la déclaration du président du Conseil électoral de Elections Cameroon (Elecam), Enow Abrams Egbe, était toujours attendue. En conséquence, rien n’avait filtré sur le taux de participation.

Pour mémoire, le 09 février dernier, craignant des violences, la plupart des électeurs des régions susmentionnées n’étaient pas allés voter et, du fait de cette forte abstention, le Social Democratic Front (SDF) avait introduit auprès du Conseil constitutionnel 40 recours aux fins d’annulation totale ou partielle de l’élection des députés pour cause d’irrégularités. Le parti de Ni John Fru Ndi avait relevé comme autre cause de la faible participation à ces élections,  le fait pour Elecam d’avoir délocalisé les bureaux de vote et créé des centres de vote totalement  inconnus des électeurs. Avocat de l’organe en charge de l’organisation et de la supervision des processus électoraux, Me Atangana Amougou a soutenu lors de l’audience du contentieux que la création de ces centres répondait bel et bien aux exigences sécuritaires. Et comme l’avait prévenu à sa suite le conseil du ministère de l’Administration territoriale (Minat), c’est le même dispositif qui est mis sur pied pour les élections partielles attendues dans deux jours.

En conséquence, beaucoup craignaient que pour l’élection d’hier, les mêmes causes ne produisent les mêmes effets.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP