Mercredi, 12 December 2018
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Nairobi : un rapport sur les Droits sexuels et de reproduction disponible

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Le document a été présenté lors du dialogue régional 2018 sur l’avancement de l’égalité des sexes et des droits en Afrique, organisé au Kenya.
Par Paulette Ndong, de retour de Nairobi
Le document plante le décor de «l’état de la femme africaine». Il a été présenté à Nairobi, au Kenya devant plus de 150 personnes venant de toutes les couches sociales de l’Afrique : membre du gouvernement, journalistes, associations et Organisations non gouvernementale (Ong). Ces personnes triées sur le volet l’ont examiné et fait des propositions afin d’améliorer les conditions de vie de la femme africaine (droit à la santé sexuelle et reproductive, etc.). «La femme est la mère de l’humanité. Nous devons mettre fin à ses souffrances», a rappelé dans son propos liminaire, Antonio Rosario Niquice, président régional de la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf), structure organisatrice du dialogue régional 2018 sur l’avancement de l’égalité des sexes et des droits en Afrique qui s’est tenu du 02 au 03 juillet derniers. «De nombreux décès peuvent être évités. Les données sont alarmantes», a ajouté également Lucien Kouakou, directeur régional de l’Ippf-Région Afrique.

Le Cameroun qui a pourtant ratifié le protocole du Maputo en mai 2009 compte encore  des décès de femme au cours des accouchements. Selon les données officielles, 6000 femmes meurent chaque année en donnant la vie. Le ratio est passé de 430 décès pour 100.000 naissances vivantes (Nv) en 1998 à 782 décès pour 100.000 Nv. Comme causes, le personnel de santé invoque, les hémorragies, les avortements clandestins, les grossesses précoces, l’ignorance,… Pour rectifier le tir, depuis 2014, le pays a adhéré à «l’initiative Fp2020». Il veut atteindre 30% d’ici 2020. Le ministre de la Santé publique du Cameroun, tout comme l’Ippf à travers par exemple la campagne «RightsByHer» et l’Association camerounaise pour le bien-être familial (Camnafaw) font la promotion du planning familial (Pf) et l’usage des bonnes pratiques (sensibilisation). Désormais 30 préservatifs coûtent 100Fcfa, la création croissante des cliniques pour adolescents, etc.

Mais beaucoup reste à faire sur le changement durable de comportements et sur la communication pour le développement (C4D) puisque le taux de prévalence de la Pf est de 16,1% au Cameroun. Et certaines pratiques néfastes telles que les mutilations génitales perdurent. On estime à 20% dans les zones foyers. Toutefois pour décourager cette pratique socioculturelle, depuis le 12 juillet 2016, la loi condamne les exciseuses à une peine de 10 à 20 ans d’emprisonnement. Une victoire pour l’Ippf et ses partenaires. «Malgré ces mesures salutaires, le plaidoyer et la lutte pour l’amélioration de l’état de la femme doivent se poursuivre», a tenu à préciser Josiane Mbonda Epse Ngotte-Ntondo, directeur exécutif de la Camnafaw, présente à Nairobi.

L’Ippf a été créée en 1952 à Bombay en Inde par huit femmes visionnaires et en Afrique en 1972 à Tema au Ghana par les défenseurs de la Pf. Depuis, elle fait des plaidoyers, milite pour le bien-être de la femme, rappelle les gouvernements leurs engagements et les accompagne à atteindre les Odd3 et 5 selon le plan d’action de Maputo 2016-2030.

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