Dimanche, 17 Juin 2018
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Mœurs:il viole deux fillettes et se réfugie dans une église

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Alex Nzié Ewodo est en exploitation à la brigade de gendarmerie de Kondengui à Yaoundé.

Par Pascal Dibamou

C’est une affaire de viol qui défraie la chronique depuis le 29 mars dernier au quartier Kondengui, arrondissement de Yaoundé IV. Le bourreau présumé, Alex Nzié Ewodo, 25 ans, est accusé d’avoir abusé sexuellement de deux fillettes, âgées respectivement de 07 et 14 ans. Les victimes sont les enfants de l’un des pasteurs de l’église pentecôtiste «Sainte église du Christ», chapelle Béthanie, située derrière le supermarché Santa Lucia, à Kondengui. Le jeune homme habitait chez ledit pasteur. C’est donc dans le domicile de ce dernier, situé derrière le cabaret Carrosel, qu’il va commettre son forfait. Mais il faudra plusieurs jours aux parents des victimes pour découvrir le pot-aux-roses. Le samedi 24 mars, l’homme de Dieu surprend son fils de 10 ans et sa fillette de 7 ans en train de s’amouracher. Prise de panique alors qu’elle se faisait réprimander par son père, la fillette de 07 ans préfère dénoncer son présumé ancien bourreau, qui l’a initié à la pratique. Elle a souvent subi des attouchements de la part d’Alex Nzié Ewodo, confie-t-elle. Elle aurait donc pris goût. Démasqué, le mis en cause va fuir le domicile et se réfugier dans la chapelle Béthanie à Kondengui. Pendant sa cavale qui dure six jours, il va participer chaque soir, discrètement, aux séances de répétition des membres de la chorale de ladite chapelle.

Tout se passe bien pour le fugitif jusqu’au moment où l’un de ses frères, au courant de son forfait, le débusque. Ce dernier alerte la famille des victimes qui accourt. En soutien, de nombreux habitants du quartier. Une foule en furie s’agglutine alors devant la chapelle. Elle tente de lyncher le bourreau présumé. Celui-ci n’aura la vie sauve que grâce à l’intervention d’un fils du chef du quartier, mais surtout du pasteur principal de ladite chapelle, un commissaire divisionnaire à la retraite. Ce dernier, pour éviter une sentence de la justice populaire, demande la preuve des faits reprochés à Alex Nzié Ewodo.

Une clameur monte de la foule qui réclame avec plus de véhémence le «violeur». C’est en compagnie des éléments de la gendarmerie de Kondengui, alertés, qu’il quittera la chapelle, sans mot dire. Bien plus tard, on apprendra que ce dernier aurait avoué son forfait en expliquant s’être effectivement livré à des attouchements sur la fillette de 07 ans et avoir pénétré «légèrement» celle de 14 ans. Nzié Ewodo reste néanmoins peu disert sur les méthodes utilisées pour convaincre ses victimes d’assouvir ses pulsions sexuelles.

Selon des voisins, la famille concernée par cette affaire de mœurs songerait à un arrangement à l’amiable. Elle s’apprêterait à déposer ce jour son désistement à la Brigade de Kondengui. Si le ministère public vient à se saisir de ce cas (dans l’hypothèse du désistement de la famille), Alex Nzié Ewodo risque, d’après l’article 296 du code pénal, un emprisonnement de cinq (5) à dix (10) ans. Cette peine est appliquée à «celui qui, à l’aide de violences physiques ou morales, contraint une personne, même pubère, à avoir des relations sexuelles».

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