Dimanche, 21 Octobre 2018
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Modibo Ndjina:l’appel à la tolérance

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L’artiste musicien a récemment mis sur le marché un maxi-single de quatre titres dans lequel il fait la part belle aux langues locales.
Par Rosine Ntolo
Après « Il a fallu du temps » son premier album, Modibo Ndjina revient cinq ans plus tard sur la scène musicale camerounaise avec « Justice-vérité-tolérance-non à la violence », son nouveau maxi-single. Un disque de quatre titres disponible sur le marché discographique depuis septembre dernier. Un passage souvent redouté dans la carrière d’un musicien. Néanmoins, Modibo Ndjina n’a pas hésité à livrer une œuvre différente. Moins autocentrée et plus profonde, selon l’auteur-compositeur. « Miyidima » (mon amour), offre à l’artiste musicien l’occasion de réagir sur les événements du monde.

« Ma musique, c’est certes mon histoire, mais c’est également le reflet de plusieurs personnes. Les thèmes développés sont d’ailleurs tirés du quotidien de tous. L’amour, le rejet de la belle-famille, la tolérance, la justice… chacun se retrouve. Parce que pour moi, la musique doit signifier quelque chose», explique l’originaire de l’Extrême-Nord du Cameroun. Dit comme cela, on pourrait craindre que l’album soit un pensum déprimant et complaisant. Il n’en est rien. Le mélomane découvre des sonorités empreintes d’une grâce singulière qui doit beaucoup à sa personnalité sans doute. « J’ai choisi la musique parce que c’est la seule chose qui pouvait calmer mon état d’esprit. C’est le remède à tous les maux donc je souffre », clame le cinquantenaire. Quelques notes de balafon donnent cependant un peu de rythme à l’album.

« Justice-vérité-tolérance-non à la violence » ne révèle pas tous ses charmes à la première écoute. Les rythmes ne sont d’ailleurs pas variés. Le mélomane croirait écouter le même titre du début jusqu’à la fin de l’album. Il compte sur la participation active de l’auditeur pour résonner. L’originalité réside néanmoins sur le savant mélange qu’il fait des langues maternelles. Le fulfulde et l’ewondo dans le titre « Naral ». Sa passion pour la musique, Djina Jean, son nom à l’état civil, dit l’avoir reçue des sons de cloches, des tams-tams, des balafons qui l’ont bercé depuis sa tendre enfance. C’est à l’âge de 11 ans qu’il commence à chanter.

« Très jeune, j’accompagnais certains grands artistes sur scène lors des spectacles. Nous avons fait le tour des capitales ; fait des grands podiums en Côte d’Ivoire, au Benin, Ghana, etc. », raconte l’artiste. Enjoué, enthousiaste, surtout amoureux de musique, Modibo Ndjina espère qu’un jour, sa musique traversera les frontières et, dit-il, pourra jouer aux côtés des artistes tels que Manu Dibango ou Richard Bona, ses idoles.

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