Dimanche, 21 Octobre 2018
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« Mobile Banking » ou l’impératif d’adaptation des acteurs financiers.

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Banque

l’ère de la réalité virtuelle, ce stade du progrès technologique qui consacre la dématérialisation des biens et services, à l’instar de l’édition à la vente du livre, de la collecte et du stockage de données en ligne, à l’instar de la dématérialisation de la modélisation via  le « serious-game » qui est devenu l’élément central du développement des plus grands groupes dans l’industrie automobile ou aéronautique, cette discipline qui met en scène des « accros » du jeu video, parfois post-adolescents au cœur du département Recherche et Développement (R&D) afin d’optimiser leur génie et leur amour du jeu dans la modélisation des spécimens du futur, à l’ère de la réalité augmentée qui permet aujourd’hui de réaliser des opérations à cœur ouvert et épargner des vies, on se retrouve encore à déblatérer sur l’illégalité ou non du mobile-banking. Mais à qui profites cette « rhum’heure » ? Est-ce un leurre de la part d’un des belligérants de cette guerre économique sans nom, qui fortement « enrhumé » par l’explosion de ce mode efficace et populaire de transfert d’argent, envisagerait de faire-diversion le temps de la rumeur, afin de se réarmer pour affronter cette concurrence d’un genre nouveau ? Nous le lui souhaitons. Entre les opérateurs de téléphonie mobile, (dont on attend toujours une couverture acceptable du territoire et des prix compétitifs) qui se sont subrepticement glissés dans cette voie, véritable creuset de services et bénéfices ajoutés, et les établissements de microfinance qui ne l’ont pas vu arriver, en y incluant les institutions bancaires, souveraines depuis des siècles sur le marché des mouvements financiers avec les mêmes produits, à la justification souvent illisible pour le consommateur, il se trouve l’utilisateur final, le consommateur qui lui y trouve de la souplesse, de la mobilité, de la disponibilité et donc de le valeur. Le Mobile-banking permet au citoyen rural de recevoir de l’espèce de manière instantanée, il permet au citadin d’éviter les files d’attente contraignantes et les caprices du guichet de banque ou de microfinance. De plus cet outil contient un facteur sociabilisant pour les populations les moins nanties, leur permettant d’accéder même au marché financier dont il peut devenir catalyseur au Cameroun, malgré le faible taux de bancarisation (19% selon la COBAC). Au KENYA il est aujourd’hui utilisé par 70% de la population a permis de créer près d’un million d’emplois en dix ans, a généré plus de 500 Milliards d’activité économique en 10 ans (source TC Mag), mieux que le pétrole au Cameroun. Le procès en illégalité qui est fait à cet instrument de développement est d’autant plus étrange qu’il existe déjà une réglementation encadrée par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(BEAC), ayant conduit à des autorisations d’émission de monnaie électronique, aux opérateurs de téléphonie mobile, toujours en binôme avec une institution financière. De plus, aussi vrai selon les principes de droits que la Loi s’adapte à la société, elle s’adaptera au progrès technologique. Enfin ce procès est des plus iniques, qu’il appartient aux institutions financières de sortir de leur confort et d’anticiper en permanence sur les avancées technologiques, car à l’aube de la banque entièrement virtualisée, elles ne sont guère au bout de leurs surprises. Le dormeur sommeille, quant au veilleur ?… il veille bien sûr !

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