Jeudi, 20 Septembre 2018
Accueil quotidien mutations politique Message de fin d’année:comme un air de campagne pour la présidentielle

Message de fin d’année:comme un air de campagne pour la présidentielle

248
- Publicité -

Sur fond de duel à distance, de potentiels candidats à cette joute électorale ont parlé au peuple.
Dossier coordonné par Ludovic Amara

Paul Biya
Impasse sur le bilan des « Grandes réalisations »
Par Jean De Dieu Bidias
Il a délivré le 31 décembre dernier, son dernier message de fin d’année du septennat des « Grandes réalisations ». Et à cette occasion, le président Paul Biya, dont le mandat arrive à expiration en octobre prochain, était attendu sur le bilan de sept dernières années passées à la tête de l’Etat. Mais, ce dernier a fait l’impasse sur la question, à huit mois de la prochaine élection présidentielle dont il est un des potentiels candidats. En effet, après avoir déclaré le 31 décembre 2011, qu’à partir de janvier 2012, « le Cameroun [serait] transformé en un vaste chantier », promesse qui s’est traduite dans les faits avec le lancement de certains projets d’infrastructures, Paul Biya évite de parler du niveau d’évolution actuel de ce « vaste chantier ».

Tout juste a-t-il déclaré : « Nous allons […] poursuivre résolument l’exécution de nos grands travaux, avec un accent particulier sur les infrastructures routières ».
Quid des autres infrastructures, notamment en ce qui concerne la fourniture en eau et en électricité ? A quand les premiers kilowatts d’électricité dans les barrages de Memve’ele et Mekin, dont les travaux sont théoriquement achevés ? Le président de la République est une fois de plus resté muet au sujet du lancement des activités commerciales au port autonome de Kribi, et n’a pas rassuré quant à la programmation des projets structurants de seconde génération.

Au chapitre des petites attentions de Paul Biya, l’on retient principalement la fleur faite au monde des affaires. « Une attention particulière sera accordée à la situation des Pme, notamment pour ce qui est du règlement prioritaire de la dette qui leur est due, comme de l’amélioration de leur accès au crédit bancaire », promet Paul Biya. Pour mémoire, en mai 2017, la dette intérieure du Cameroun était estimée à 1047 milliards Fcfa. Et le non-règlement de la dette due aux entreprises camerounaises leur est fortement préjudiciable.

Lire aussi : Akere Muna :Now, la profession de foi

Cabral Libii: Appel à l’alternance

Olivier Bilé : Dans l’ombre du président

Maurice Kamto: Plaidoiries sur 35 ans de faillite

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP