Lundi, 18 Juin 2018
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Lieux de memoire culturelle:encore une dizaine d’années pour répertorier

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Richesse culturelle

Le recensement de la Richesse culturelle du Cameroun a débuté il y a seize ans

Par Marguerite Papana

Il faudra une dizaine d’années encore au Cameroun pour recenser tous ses sites et monuments touristiques. Mais, un premier jet a déjà été fait. Le travail débuté il y a seize ans peine à prendre forme. Le recensement fait jusqu’ici concerne davantage le patrimoine matériel. «Le travail n’est pas fini, il est en cours. Nous avons essayé de capitaliser ce qui se fait depuis 2001», fait savoir le directeur du patrimoine culturel au ministère des Arts et de la Culture (Minac), Christophe Mbida Mindzie. Ces biens sont répartis sur toute l’étendue du territoire. Du parc national de Korup (Sud-Ouest) à la réserve de faune du Dja (Sud et Est), en passant par les gravures rupestres de Bidzar (Nord), rien de ce qui a déjà été fait jusqu’ici n’est laissé au hasard. Toutefois, le chemin parcouru est bien maigre, si l’on s’en tient aux recherches à venir.

Minac

Le patrimoine immatériel et le mobilier des «fondoms», lamidats, sultanats, chefferies, galeries privées constituent un vaste chantier. C’est du moins des informations contenues dans l’inventaire général du patrimoine culturel national au Cameroun. Document édité par le Minac en 2016. Si le répertoire du patrimoine matériel prend déjà forme, on est bien loin de cette avancée au niveau de l’immatériel.

Depuis 2015 par contre, le Minac s’est essayé au recensement du patrimoine immatériel dans la région du Sud. En 2016, tout en recherchant la performance, les trois régions du Littoral, Nord-Ouest et du Sud ont servi de test à l’opération de relance de l’inventaire. «L’année dernière, nous nous sommes focalisés sur trois régions. Cette année, on se focalisera sur le Centre et sur l’Ouest, avant de continuer dans les régions de l’Est et de l’Extrême-Nord», explique le directeur du patrimoine culturel. Quelques années plus tôt, des efforts avaient déjà été faits dans le but d’inventorier le legs culturel du Cameroun. D’ailleurs, c’est le ministère de l’Information et de la Culture (appellation ancienne du Minac) qui a porté en premier ce projet qui concernait uniquement le patrimoine immatériel.

Plus tard, en 1998, une autre initiative concernant le financement et le suivi d’un inventaire général du patrimoine culturel au Cameroun voit le jour. En 2003 par exemple, la direction du patrimoine culturel du Cameroun propose de mettre en place un programme expérimental d’inventaire du patrimoine culturel immobilier, à l’échelle nationale. «Le résultat de cette tentative a été le recensement et la documentation d’une centaine de biens et l’élaboration de la première liste indicative des biens du Cameroun en 2006», développe Christophe Mbida Mindzie. En 2013 et 2014, la tentative de recensement consistait juste à relever les sites. Dans le but de faciliter ce travail, des délégués départementaux qui constituent des relais ont été formés en septembre dernier. Toutefois, si le travail prend encore autant de temps, c’est faute de moyens et de personnel formé. Le souhait du Minac est d’assurer une couverture détaillée des communes et départements.

 

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