Jeudi, 22 Octobre 2020
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Marche du 22 septembre:la dissolution du Mrc envisagée ?

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Le porte-parole du gouvernement annonce entre autres, des poursuites judiciaires à l’égard de Maurice Kamto.

Par Cyril Marcel Essissima

D’après les autorités, « le mouvement insurrectionnel lancé par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) le 22 septembre 2020, dans le but affirmé de renverser les institutions de la République, s’est soldé par un échec cuisant ». Un dénouement satisfaisant pour le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi, qui salue au nom du gouvernement, « la maturité et le sens des responsabilités dont a su faire preuve l’écrasante majorité de la classe politique et le peuple camerounais ». Mais tout n’est pas fini. En effet, dans un communiqué signé le 25 septembre dernier, le porte-parole du gouvernement fait planer des représailles judiciaires et administratives à l’encontre de ce parti politique et son leader, Maurice Kamto.

« La situation du leader du Mrc fait l’objet d’un examen attentif par les instances judiciaires compétentes », révèle René Sadi. Il va sans dire que Maurice Kamto risque une nouvelle fois la prison, après son arrestation en janvier 2019 dans le cadre des marches dites « blanches » par lesquelles il contestait les résultats de l’élection présidentielle d’octobre 2018, donnant Paul Biya vainqueur avec plus de 71% des voix. Après neuf mois de détention, l’opposant a bénéficié d’un arrêt des poursuites par le même président de la République dont il ne reconnait pas la légitimité.

S’agissant du « parti politique Mrc », le porte-parole du gouvernement déclare qu’il « fait également l’objet d’un examen attentif par le ministère de l’Administration territoriale. À y bien regarder, le Mrc encourt la sanction extrême de la dissolution. Selon le Mincom, le parti de la renaissance « s’illustre négativement depuis plusieurs années par des activités attentatoires à la paix ». Dans le collimateur des autorités, sont également visés « certains meneurs et organisateurs de cette aventure insurrectionnelle » pour répondre « de leurs actes devant la justice », soutient le ministre, qui ajoute que « d’autres sont activement recherchés par les services de sécurité aux mêmes fins ».

Avant d’achever son propos, René Emmanuel Sadi a tenu à indiquer que « certaines velléités d’ingérence étrangères détectées depuis un certain temps font l’objet d’un suivi conséquent des services spécialisés ».

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