Mercredi, 21 Février 2018
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Douala: les manuels scolaires « anglophones » ne font pas courir

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Les libraires déplorent la rareté et la cherté de ces manuels scolaires

Par Tatiana Ngnombouowo et Brondon Ngando (stagiaires)

La librairie du lycée bilingue, située à Bonabéri à Douala, ne fait pas foule. Pour-
tant, ce lieu est le point de chute de plusieurs librairies du « poteau » et des librai-
ries classiques, notamment bilingues. Le 31 août dernier, les parents se font rares. Alors qu’on s’attendait à voir mieux. Surtout que les libraires croyaient faire de bonnes affaires.

Une période morte, font savoir des commerçants. « Avec la crise dite anglophone et les parents qui viennent inscrire leurs enfants à Douala au lieu de Buea, nous croyions que nos chiffres devaient augmenter », déplore Duplex, vendeur de livres scolaires. Curieusement, « ce sont les livres francophones qui sont plus sollicités », fait remarquer Steve, employé dans la librairie papeterie bilingue au lieu-dit Ancien
Ises. Les ventes ont diminué. Et quand des ouvrages sont demandés, il se pose un problème de rupture de stock.

En effet, beaucoup de livres inscrits au programme du sous-système anglophone ne sont pas toujours disponibles. C’est le cas des livres appartenant à la maison
d’édition Cosmos. A cela, il faut déplorer le coût élevé de certains livres. « Les plus chers coûtent entre 12000 et 25000 Fcfa. Ce sont les livres de Geography (géographie)
and Integrated Afro », renseigne ce dernier. Le coût du livre de Biology (biologie) est également onéreux. « Parfois, quand les livres sont en manque, nous sommes obli-
gés de faire recours à d’autres libraires voisins pour compléter le stock », explique un libraire au quartier Deido.

Néanmoins, quelques librairies spécialisées dans la vente des ouvrages anglophones disent avoir les ouvrages en quantité suffisante. « Mais, si les ventes augmentent d’ici deux jours, nous serions dans le besoin urgent d’un ravitaillement», ajoute un libraire.
La rareté du livre s’explique par le fait que certains éditeurs, comme Anucam, n’ont pas imprimé cette année. Dans la mouvance de la crise anglophone, apprend-on, les
livres les plus achetés sont ceux de la section francophone. Les parents « anglophones » se font aussi rares dans les rayons. Puisqu’ils ne sont assez sûrs d’une re-
prise des classes, aussitôt.

 

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