Jeudi, 13 Août 2020
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Malachie Manaouda: « J’ai mis en place une commission de passation des marchés »

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Au cours d’une rencontre avec la presse le 3 juin à Yaoundé, le ministre de la Santé publique a évoqué la gestion financière du coronavirus au Cameroun.
Par Guy Martial Tchinda
Après la création par le chef de l’Etat d’un fonds de solidarité pour la lutte contre le coronavirus, des entreprises et citoyens se sont mobilisés pour la cause. De combien dispose-t-on aujourd’hui ?
Nous avons au jour d’aujourd’hui trois comptes. Un premier compte que nous avons ouvert dès les premières heures de la pandémie logé à la BGFI Bank qui a à ce jour reçu environ 2,2 milliards Fcfa. Si vous y allez, vous constaterez qu’il n’y a eu que des virements vers les régions. Donc il n’y a pas un retrait en espèces qui aurait pu donner l’impression d’une utilisation peu commode. Ce montant a été viré pour la prise en charge des patients et pour la coordination des activités dans les régions.
Le deuxième compte c’est celui de UBA. UBA a donné 150 millions Fcfa comme participation au fonds de solidarité mais n’a pas voulu que l’argent parte de cette banque pour une autre. Elle a créé un compte où elle a logé cet argent pour qu’on puisse l’utiliser sur place et cet argent a également été viré dans les régions. Dans ce compte il doit encore rester deux millions Fcfa parce que ce sont 148 millions Fcfa qui ont été virés dans les régions.
Le troisième et dernier compte c’est celui du Trésor public qui a reçu le premier milliard du président de la République et d’autres contributions. Dans ce compte jusqu’aujourd’hui nous totalisons 8,8 milliards Fcfa. Cet argent est resté aux Trésor public, donc au ministère des Finances.

Comment s’utilise l’argent reçu comme contributions à la lutte contre le COVID-19 ?
Nous avons mis en place une instance de gestion de ces comptes. Cette instance est constituée d’un ordonnateur unique des comptes (qui n’est pas le ministre de la Santé publique) et d’un régisseur des comptes qui est le chef de la section administration et finances du Centre des opérations d’urgences de santé publique. La présidence de la République nous a autorisé à passer des marchés spéciaux mais j’ai demandé qu’on n’utilise cette voie qu’au cas où il y a véritablement une urgence. J’ai mis en place une commission des marchés qui est composée d’un représentant du ministère des Marchés publics, de deux représentants du ministère des Finances (le contrôleur financier et le payeur) et des représentants du ministère de la Santé publique. Toutes les fois qu’il y a des commandes à passer, nous enregistrons les demandes et cette commission vérifie d’abord les prix par rapport à la mercuriale (si ce qui est commandé fait a déjà une référence mercuriale) ; sinon on envoie cela au ministère du Commerce pour qu’il valide un certain nombre de prix. Une fois que cette commission a les prix des prestations, elle vérifie le meilleur offrant. La commission qui examine les dossiers soumet ensuite l’attribution à l’ordonnateur du compte qui valide et signe le document. Le prestataire est donc notifié et livre les prestations.

Comment s’assure-t-on de la qualité et des quantités des équipements livrés ?
J’ai demandé que toutes les livraisons se fassent toujours en présence d’un huissier de justice. Une fois que les livraisons sont faites, les procès-verbaux de réception de ce matériel sont signés et nous adressons toute la liasse de dépenses au ministère des Finances qui va s’occuper du paiement. Aujourd’hui nous avons des factures d’environ 12 milliards Fcfa en instance qui ne sont pas encore payées parce qu’on attend encore les fonds. Pour le moment, ces fonds ne sont pas encore disponibles donc, on attend.

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