Lundi, 14 Octobre 2019
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Lutte contre la jacinthe d’eau:100 hectares de flanc débarrassés de cette espèce envahissante

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Face à la presse le 3 juin dernier,  à l’occasion de la 47e Journée mondiale  de l’environnement dont le thème est « Pollution de l’air », Hele Pierre a annoncé beaucoup d’autres chantiers.

Par Adrienne Engono Moussang

A Mbalmayo, comme à Ayos et Akonolinga, dans la région du Centre,  le Nyong a disparu à certains endroits. L’eau qui coulait sous le pont et même au-delà, a cédé la place à une végétation dite envahissante. Il s’agit de la jacinthe d’eau qui impose le chômage à ceux qui tiraient leurs revenus du poisson pêché dans le fleuve où vit une espèce très prisée appelée «  kanga » en langue locale. Cette perturbation attribuée aux modifications du climat a déjà suscité de nombreuses réflexions dans les administrations compétentes, notamment le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded).

La lutte contre la jacinthe d’eau est l’un des multiples chantiers dans ce ministère. A ce jour, 100 hectares de flanc ont été débarrassés de cette herbe, a indiqué le ministre Hele Pierre. Le Minepded a donné une communication le 3 juin dernier en prélude à la 47e Journée mondiale de l’environnement qui s’est célébrée le 5 juin dernier sur le thème « Pollution de l’air ». Un thème choisi par les Nations Unies en vue de sensibiliser sur ce phénomène qui a presqu’atteint la côte d’alerte sur la planète.

En effet, le ministre Hele Pierre rappellera que,  selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), sept millions de décès prématurés sont causés chaque année par la pollution atmosphérique et que neuf personnes sur dix sont exposées à des dépôts des polluants atmosphériques au-dessus de la norme internationale. Définie comme  l’altération de la qualité de l’air par un agent chimique, physique ou biologique, la pollution ou la dégradation de l’environnement n’épargne pas le Cameroun, puisqu’à en croire l’Organisation des Nations unies (Onu), « la qualité de l’air est fonction des choix de vie ». Avec son important parc automobile et ses nombreuses motos, le pays est exposé aux risques de contamination de ses eaux et de son sol.

Plusieurs mesures sont prises avec des résultats. L’interdiction de la fabrication et de la commercialisation des emballages plastiques de moins de 60 microns a permis de collecter 1311 tonnes d’emballages entre 2014 et 2018. 30.000 hectares de terre dégradés ont été restaurés  dans la région de l’Extrême-Nord.  « D’ici 2035, si rien n’est fait, le Cameroun va produire 104 millions de tonnes de Co2 et pour réduire de 32% ces émissions, nous avons besoin de 27.122 milliards Fcfa », a averti le Minepded.

Mais en attendant d’en arriver là, à côté de la répression,  la sensibilisation s’intensifie avec pour objectif d’impliquer le maximum d’acteurs et de citoyens dans la lutte contre la pollution et la dégradation de l’environnement. Les jeux concours des clubs des amis de la nature et associations partenaires du Minepded, une des activités de la semaine de l’environnement qui s’achève vendredi prochain, organisés le 3 juin, l’illustrent à suffisance.

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