Lundi, 17 December 2018
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Litige foncier : Deux familles se déchirent à Efoulan

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Un cas de blessure grave enregistré dans cette affaire portée au Tpi de Yaoundé.
Les faits de cette affaire jugée en correctionnelle, remontent au mois d’Aout de l’année dernière au quartier Efoulan à Yaoundé. D’après l’audition des deux parties, au Tribunal de première instance Centre administratif de Yaoundé le 9 janvier dernier, il en ressort que celles-ci sont entrées en opposition suite à l’érection d’une barrière en bois sur une parcelle de terrain querellée. Selon des déclarations par devant le tribunal, la construction menée par le nommé Omgwa par ailleurs plaignant dans cette affaire, est le nœud du problème. Informés de la tenue des travaux sur la parcelle sus évoquée, la famille Ntonga se rend rapidement sur les lieux et, une violente altercation s’en suit. « J’ai été frappé sur la tête avec une latte par un des deux accusés tous deux, fils du voisin contre qui je suis en opposition dans le cadre de ce litige foncier. Je me suis retrouvé à l’hôpital avec le crane ouvert », explique le demandeur, devant la cour.
Présentant au tribunal des photos et cicatrices découlant de cet acte d’agression, le plaignant fait savoir qu’une tentative d’arrangement à l’amiable avait été engagée entre les deux parties. Arrangement au cours duquel il avait perçu un montant de 50 milles francs Cfa contre décharge de la partie adverse. Ladite somme représentait alors une fraction des frais engagés dans le cadre de sa prise en charge. Selon ce dernier, aucun autre versement comme prévu dans l’acte d’engagement signé entre les deux parties n’a été effectué en date et dans les délais indiqués. Les éléments de preuves présentés sont jugés recevables par le procureur qui appelle les accusés à se défendre pour des faits de coup et blessure et destruction de biens.
«Je me suis déporté sur les lieux (terrain querellé Ndlr) et j’ai aperçu le plaignant en train de travailler sur notre terrain. J’ai fait appel à mon père qui m’a demandé de l’attendre à la maison. Quand je suis revenu sur les lieux j’ai trouvé que tout était au sol», rétorque le nommé Ndi Atangana, accusé d’avoir commis l’acte de destruction. Dans son audition, il déclare que l’acte d’agression dont le plaignant a été victime est un acte de légitime défense de la part de son frère, puisque menacé par la victime à l’aide d’une pioche. Ce deuxième accusé n’a pas assisté à l’audience. Prenant acte de ce cas d’absence, le procureur de la République, dans son plaidoyer a requis une condamnation pour des faits sus nommés. Le délibéré de cette affaire est annoncé pour le 13 février de l’année en cours.
Eddy Armand Matchouako

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