Lundi, 19 Février 2018
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Listes électorales: Les jeunes entre doutes et espoirs

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Les principales cibles de la campagne d’inscription lancée il y a une semaine hésitent.   

 Jorel Ela, étudiant à la faculté de Lettres, Arts et Sciences humaines de l’université de Yaoundé I, avoue ne pas encore être inscrit sur une liste électorale. Venant à peine de célébrer ses 20 ans, la majorité pour voter selon le code électoral, ce jeune étudiant rencontré à la sortie des cours ne cache pas son embarras. « Je ne me suis pas encore inscrit parce que je manque moi-même d’initiative », reconnait-il. Et pour lui, ce n’est pas la seule raison.

Il pointe par exemple le défaut de proximité des points d’inscription d’Elections Cameroon (Elecam), l’institution chargée de l’opération. « Le fait que je ne puisse pas voir un point Elecam est pour beaucoup ». Mais ne rejette cependant pas l’idée d’accomplir ce devoir : « Si l’occasion se présente à moi,  pour ce qui est de voir un point Elecam, je vais chercher à m’inscrire ».

Ce n’est pas le cas de Markus Onguene, tenant de « call box », dans la ville de Yaoundé. Ce jeune de 24 ans pense que « c’est bien de s’inscrire, parce que  lorsqu’il y a élection, tu dois désigner ton candidat ». « C’est un devoir de pouvoir voter », ajoute-t-il. Inscrit depuis 2013, il poursuit en évoquant les doutes de jeunes qui pensent que « les voix ne sont pas comptées », lors des scrutins. Ce qui n’est pas pour lui une raison suffisante car, « cela n’engage qu’eux. A mon avis, c’est une bonne chose de s’inscrire sur les listes électorales et d’aller désigner son candidat ».

Depuis le 03 janvier 2016, la direction générale d’Elecam, a relancé les inscriptions sur les listes électorales. « C’est davantage pour sensibiliser le maximum de jeunes possible », élabore un opérateur de kit d’inscription Elecam rencontré à l’Assemblée nationale. Et de poursuivre : « certes, Elections Cameroon procède en ce moment à un toilettage du fichier électoral. Mais l’accent est aussi mis sur l’inscription du maximum de jeunes sur les listes électorales, du fait de l’échéance que connaîtra le Cameroun l’année prochaine ». Le Cameroun doit en effet affronter dès 2018, ce que certains observateurs qualifient « d’embouteillage électoral », avec quatre scrutins prévus par l’agenda. Il s’agit des élections présidentielle, sénatoriale, législative, et municipale.

Jean-Christophe Ongagna (Stagiaire)  

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