Mercredi, 12 December 2018
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Lions indomptables : l’hypothèse d’un sorcier noir

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Le sujet meuble abondamment les débats dans les chaumières.

Par Michel Ferdinand

Une attitude renforcée par la récente annonce du président du comité de normalisation à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Me Dieudonné Happi, d’être en contact avec des entraîneurs camerounais pour succéder à l’ex-entraîneur sélectionneur des Lions indomptables de football, Hugo Broos, dont le contrat ne sera pas renouvelé en février 2018. «Nous sommes en train de discuter avec les entraîneurs camerounais, parce qu’il ne faut rien exclure. Mais, rien n’est décidé. Ce sont des patriotes qui ont indiscutablement intérêt à ce que tout se passe pour le mieux. Si au terme de nos échanges et après analyse il s’avère que c’est un entraîneur camerounais qui pourrait constituer la meilleure chance pour nous d’aboutir à l’objectif recherché, on n’hésitera pas», a-t-il indiqué, il y a une semaine. Tout en précisant que les portes ne sont pas fermées aux autres.

Si dans sa posture le normalisateur se montre ouvert à toutes les candidatures, l’histoire de Lions indomptables du Cameroun se traduit, depuis le premier contrat signé avec le Français Dominique Colonna (1963-1965), par une succession de sorciers-blancs. Sur vingt-neuf sélectionneurs recensés en 54 ans, sept Camerounais ont eu l’opportunité d’offrir leurs services à l’équipe nationale fanion de foot : Raymond Fobété (1970-1970), Léonard Nseke (1994-1994), Jean Manga Onguéné (1993-1994 ; 1997-1998), Jules Nyongha (1994-1996, 2006-2007), Thomas Nkono (2009-2009), Jean Paul Akono (2001 ; 2012-2013) et Alexandre Belinga (2015-2016). Le plus important n’est pas le volume du répertoire, mais la capacité des nationaux à porter l’équipe nationale au firmament. Sur ce plan, on reconnaît n’avoir célébré aucun trophée. Bien entendu, nous évitons de faire la confusion entre les Lions indomptables et leurs cadets d’antan, les Lions indomptables espoirs.

Parallèlement, des vingt-deux expatriés recrutés, cinq peuvent se targuer d’avoir offert une couronne africaine au Cameroun. Il s’agit respectivement de Radivoje Ognjanovic (Yougoslave, 1984-1984, Can 1984), Claude Le Roy (Français, 1985-1988 et 1998, Can 1988), Pierre Lechantre (Français, 1998-2001, Can 2000), Winfried Schäfer (Allemand, 2001-2004, Can 2004) et de Hugo Broos (Belge, 2016-2017, Can 2017). L’exercice semble indiqué qu’une frange du public soutient de plus en plus l’hypothèse du retour d’un Camerounais dans l’encadrement technique des Lions indomptables dans la perspective de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (Can) de football qu’abrite le Cameroun en 2019.

Tout est possible, au moment où une partie de l’opinion appelle à la contractualisation des nationaux au détriment des « Blancs » jugés mieux payés et disposant pour la plupart des moyens pour préparer les équipes, même si les résultats ne suivent pas toujours. Les statistiques montrent que trois techniciens africains ont fait vibrer les travées, à l’exemple de l’Egyptien Hassan Sheheta, trois fois champion d’Afrique avec les Pharaons (2006, 2008 et 2010), du Nigérian Stephen Keshi, qui a conduit victorieusement les Greens Eagles à la Can 2013 et dans une moindre mesure de François Zahoui, malheureux finaliste de la Can 2012 avec les Eléphants de Côte d’Ivoire. Il ne suffit pas seulement d’agiter l’argument d’un « complexe d’infériorité qu’affichent les dirigeants africains » pour éloigner les expatriés, mais de faire œuvre utile en évitant toute forme de chauvinisme ombrageux. L’atteinte des résultats devrait guider tout choix à opérer.

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